
Et pourtant tout avait si bien commencé ! Sous l’impulsion d’une Pauline qui aura été irréprochable d’un bout à l’autre du match et d’une Anaïs apportant sa vitesse d’exécution, Roquebrune se détacha rapidement 5/0 puis 6/2 et 8/3 (5ème) face à une équipe du Coteau que l’on pouvait penser résignée à son sort de « lanterne rouge » du championnat. Bref, ce match allait bien être la formalité que l’on avait plus ou moins envisagée en fonction du classement de l’adversaire et de la victoire obtenue à l’aller.
Le problème, c’est que deux minutes plus tard les visiteuses étaient passées devant, démontrant qu’elles n’étaient pas venues en victime expiatoire au gymnase Valgelata.
10/12 au terme du premier quart-temps, il n’y avait pourtant pas de quoi être exagérément inquiet et Anaïs en égalisant 10’’ après le début du deuxième quart-temps conforta ce sentiment… Ladite Anaïs n’allait malheureusement rester que deux minutes sur le parquet victime d’une assez sérieuse entorse la contraignant à rejoindre le banc sur lequel se trouvait déjà Marine victime de la même mésaventure jeudi à l’entraînement. Mimi qui tenait finalement sa place avec courage mais manifestement en dedans de ses possibilités permettait même à Roquebrune de repasser devant (17/15, 14ème). A nouveau Le Coteau se rebiffait et reprenait le score 20/19 après 16 minutes. On ne le savait pas mais les visiteuses n’allaient plus jamais être rejointes ! En confiance, elles creusaient peu à peu l’écart tandis que Lucie rejoignait à son tour le banc des « éclopées », la cheville qui l’avait contrainte à l’arrêt durant près d’un mois cédant à nouveau. Cela commençait quand même à faire beaucoup même si le 20/28 à la pause n’était pas (encore) catastrophique.
Par contre, le 10/0 encaissé à la reprise le fut. Durant près de cinq minutes il n’y eut plus qu’une équipe sur le terrain avec des joueuses vaillantes qui ridiculisaient presque des Roquebrunoises comme paralysées.
L’entrée en jeu de Priscilla redonna, enfin, un peu de mordant à l’équipe qui termina ce quart-temps un peu mieux pour n’être plus menée « que » 31/42.
Roquebrune pouvait encore y croire et sa capitaine plus que toute autre. Heidi totalement en manque de réussite jusqu’alors « plantait » ainsi trois paniers bonifiés consécutifs pour ramener son équipe sur les talons du Coteau à l’arrêt, 40/44, 33ème. Le retournement de situation était possible, presque probable. Les visiteuses s’accrochaient mais deux lancers francs d’Adriana réduisaient l’écart à 1 minuscule point, 44/45 (36ème). Le gymnase était en ébullition, poussant ses joueuses comme aux plus beaux jours. Malgré maintes occasions, celles-ci allaient malheureusement être incapables de faire basculer le match, laissant au contraire Le Coteau se redonner une petite marge de sécurité pour finalement s’imposer 51/45. Un vent de détresse souffla du côté du banc roquebrunois. Ce n’était pas Waterloo morne plaine mais Valgelata morne gymnase. Même si, mathématiquement, un espoir de maintien subsiste, il faudrait quand même être d’un optimisme à toute épreuve pour y croire encore.
C’est vrai que l’équipe a connu bien des malheurs ces derniers temps mais force est de constater qu’au-delà des lacunes techniques des unes ou des autres, elle a été dominée dans le domaine de l’envie et de la joie de jouer par des adversaires désireuses de faire honneur à leur maillot. Et cela, c’est impardonnable. On n’a pas le droit de se retrouver mené de 18 points, dans sa salle, par un adversaire qui n’avait alors gagné qu’un match en 21 journées de championnat.
Roquebrune - Le Coteau 45/51 (10/12, 10/16, 11/14, 14/9)
Roquebrune. Machu 15, Lecocq 9, Opralova 7, Meite 5, Tavares 4, Prevot-Darville 4, Gallo 1, De Lapeyre, Debarbat, Dal Fabbro.
Le Coteau. Barry 12, Bard 12, Bourbon 8, Cassin 6, Bercy 5, Giroudon 3, Blanc 2, Giovando 2, Krisuka 1
1 réponse pour “Roquebrune fait naufrage”
Dédée Perisi
Un Coteau à gravir pour espérer (encore) le maintien
Notre équipe n’a gagné qu’un seul match à l’extérieur cette saison et c’est justement au Coteau. A l’époque, le club de la banlieue roannaise avait encore quelques (petites) chances de se maintenir. Les dés sont maintenant jetés et, mathématiquement, il est condamné… ce qui ne veut pas dire que le match de ce samedi ne sera qu’une formalité pour les Roquebrunoises. Bien au contraire.
Une réforme des championnats actuellement étudiée par les instances de la Fédération Française pourrait conduire à un doublement de la NF1. Auquel cas, deux clubs seulement seraient relégués. Et là, Le Coteau a encore une minuscule, infime chance de maintien en accrochant la 12ème place détenue par… Roquebrune ! Il lui faudrait pour ce faire gagner au gymnase Valgelata de cinq points pour prendre l’avantage au goal-average direct.
Et, sans nul doute, les Roannaises qui n’ont plus rien à perdre vont s’accrocher becs et ongles à cet espoir.
Nos joueuses ne doivent donc pas s’attendre à un match ressemblant à une simple formalité.
Pour elles, la victoire n’est pas seulement indispensable. Elle est obligatoire. Car même cette 12ème place qui POURRAIT, nous disons bien POURRAIT, être synonyme de maintien est loin d’être assurée. Montbrison, actuellement 13ème, que l’on croyait « à l’agonie » s’est refait une belle santé ces dernières semaines et peut encore devancer Roquebrune. Mais on aura l’occasion d’en reparler.
De toute manière, compte tenu du flou entourant ladite réforme… et des multiples oppositions qu’elle suscite, le seul objectif de Roquebrune est la 10ème place qui, elle, assurera le maintien, quoi qu’il arrive.
Et là, il faut bien admettre que les choses sont « compliquées ».
Les matches en retard du dernier week-end ont amené une (mauvaise) surprise pour Roquebrune : la victoire de Challes sur Villeurbanne. Du coup, RCM Basket se retrouve 12ème avec un point de retard sur Challes et St Chamond qui ont tous deux un match en moins et deux sur St Jean de Muzols. Dans le meilleur des cas, le « vrai » retard est donc de deux points minimum et, à cinq journées de la fin, c’est énorme.
En fait, un éventuel salut (entendez maintien) passe par un minimum de quatre succès sur les cinq derniers matches, à savoir deux à domicile face au Coteau et Montbrison, deux à l’extérieur à Lyon et… Challes. Quant au cinquième match il sera à jouer à La Tronche et, malheureusement, la lutte étant toujours aussi indécise en haut de tableau, il ne faudra pas espérer une quelconque « bienveillance » du leader toujours sous la menace de Villeurbanne, Saint Etienne et Marseille.
Nos joueuses sont revenues « anéanties » d’Albertville. Anéanties par la défaite, par le score mais plus encore par la façon dont s’était déroulé le match car, pendant trois quart-temps, on a pu croire à l’exploit. Il est dur, très dur, de « prendre » 30 points après tant d’efforts, après quelques périodes de flamboyance prouvant que l’équipe aurait pu prétendre à beaucoup mieux avec simplement un peu plus de réussite.
Heureusement la trêve d’une semaine aura permis de réparer les plaies physiques et morales. Lucie qui avait trottiné à Albertville sera opérationnelle ce samedi.
Avec un groupe au complet, le problème intérieur sera résolu, permettant à Pauline de retrouver une aile qu’elle affectionne et où elle peut donner le meilleur d’elle-même. Une Pauline qui sera certainement particulièrement motivée ce samedi. C’est au Coteau qu’elle avait subi une blessure (grosse entorse à une cheville) qui l’avait stoppée durant deux mois. L’occasion lui sera donnée d’effacer ce mauvais souvenir face au même adversaire et de revenir à un « top niveau ». Mais en fait cette remarque doit s’appliquer à l’ensemble des joueuses car ce sera la condition indispensable à la réalisation des exploits qu’elles devront réussir dans les prochaines semaines…
Roquebrune laminé par le BO Savoie (90/60) : et pourtant ! - 3 commentaires-
On pourrait presque résumer le match livré par nos Roquebrunoises à Albertville, non par un seul mot, non par un seul nom, non par un seul qualificatif, non par une seule onomatopée mais par un signe de ponctuation : le point d’interrogation. Ou si l’on préfère comme il est de coutume dans les bandes dessinées par un point d’interrogation répété une fois, deux fois, cent fois.
Un simple point d’interrogation symbolisant LA question que doivent se poser au lendemain du match les joueuses, les coaches, les dirigeants présents : comment une équipe qui a marqué 12 points au premier quart-temps, 20 au second, 24 au troisième, comment une équipe malmenée puis malmenante, comment une équipe timorée puis terrifiante peut-elle, brutalement, s’effondrer au point d’encaisser en dix minutes un incroyable 30/4 en restant de surcroît presque 6 minutes sans pouvoir marquer le moindre point ?
Il faudrait sans doute un psy capable de décrypter les « messages » conscients ou inconscients de nos joueuses pour trouver – peut-être – une réponse… si tant est qu’il y en ait une, rationnelle ou non !
L’effondrement des cinq dernières minutes au cours desquelles les Savoyardes ont déferlé sur le panneau roquebrunois telle une avalanche emportant tout sur son passage peut, à la rigueur, s’expliquer par le renoncement d’une équipe voyant tous ses efforts anéantis. Mais avant ?
Reprenons donc tout cela par le commencement. Un début de match tendu, crispé, avec de la maladresse de part et d’autre et une équipe roquebrunoise déterminée menant 4/3 après 4 minutes (le préposé à la feuille de marque n’était pas surmené !). Et puis, après une égalité à 6 (5ème) sur deux paniers bonifiés (les premiers d’une très longue liste), le BO Savoie qui prend le large grâce à une incroyable adresse à mi-distance, réussissant un 15/2 pour mener 21/8 avec trois nouveaux paniers bonifiés ! Timide réaction roquebrunoise et gros coup sur la tête avec un 5ème panier bonifié inscrit de très, très loin, au buzzer. 24/12, ça sent le roussi…
Il faut un pompier pour éteindre l’incendie qui couve. Allo, le 18 ? Faites plutôt le 10 ! Le 10 d’une certaine Mimi qui tient son équipe à bout de bras, qui la dope (légalement !!!!), qui tourmente la défense savoyarde contrainte de resserrer la garde dans la raquette. Une aubaine pour Heidi qui, de loin, inscrit coup sur coup deux paniers bonifiés répondant à ceux des Savoyardes. L’hémorragie est soppée. Mieux, Roquebrune commence à grignoter son retard. 40/32 à la pause, c’est loin d’être perdu. Ca l’est même si peu que les joueuses de Cyril vont réaliser dix minutes sinon de rêve du moins parmi les plus accomplies de la saison. Isa d’entrée « plante » un 3 points et comme par enchantement le duo Pauline-Mimi retrouve ses automatismes travaillés autrefois au centre de formation de Calais. 10 points avec tantôt l’une, tantôt l’autre à la conclusion sur passe décisive de sa complice. Grâce à elles, grâce aussi à une fière Adriana, l’écart fond à vue d’œil, 50/46 (26ème), 55/54 (29ème) puis 57/56 malgré quelques lancers égarés qui auraient permis de passer devant. Deuxième coup sur la tête avec un 10ème panier bonifié quasiment du centre du terrain encore au buzzer (60/56). C’est très, très dur moralement mais la dynamique est roquebrunoise et l’exploit est à portée de mains.
Troisième gros coup sur la tête : un 11ème (et dernier) panier bonifié à l’amorce du dernier quart-temps. BO Savoie reprend un peu ses distances mais rien n’est perdu. De fait, durant près de 5 minutes, l’écart ne va guère bouger. Les Savoyardes se heurtent à un mur… et, malheureusement, les Roquebrunoises à une muraille. 67/56, 71/56, cette fois le break est définitivement fait. Heidi et ses partenaires lâchent mentalement, physiquement sans doute aussi. Il n’y a plus qu’une équipe sur le terrain. Pauline quitte ses partenaires à 1’30 de la fin sur sa 5ème faute, donnant ainsi l’occasion à Amandine Dal Fabbro de faire ses premiers pas en NF2. 90/60 au final. Une humiliation de plus cette saison mais celle-là est quand même sévère, très sévère même.
Au classement, cette défaite, comme on pouvait le craindre, résonne comme un hallali et plus encore sachant que St Chamond a réussi l’exploit d’aller gagner à Istres.
Compte tenu des matches en retard et en admettant qu’ils soient tous perdus par les adversaires directs de Roquebrune (ce qui fait beaucoup de si !), RCM se retrouve au mieux 12ème sous la menace directe de Montbrison - vainqueur à St Jean de Muzols - avec au minimum un point de retard sur Challes (deux matches en moins), deux sur Saint Chamond (un match en moins) et sur Saint Jean de Muzols, trois sur BO Savoie et Istres.
Qui plus est, Saint Jean et Saint Chamond ont l’avantage du goal-average direct.
Mathématiquement, l’espoir subsiste mais si l’on veut être réaliste, il faut bien admettre que seul un miracle pourrait aujourd’hui éviter à Roquebrune de figurer dans le quatuor qui rejoindra la NF3… Triste soirée.
BO Savoie bat Roquebrune 90/60 (24/12, 16/20, 20/24, 30/4)
Roquebrune. Meite 13 (évaluation 20), Opralova 12 (évaluation 20), Lecocq 11, Machu 10, Tavares 8, De Lapeyre 6, Debarbat, Cappelli, A Dal Fabbro.
BO Savoie. Becouze 18, Perrussel 17, De Amorin 16, Delattre 9, Charpinet 9, Migliorini 7, Girard-Reydet 6, Collombier 6, Moustey 2, Dissard
2 réponses pour “Roquebrune laminé par le BOS”
Dédée Périsi
nicecobasket@free.fr
commentaire: C'est un évidence, et même depuis bien longtemps, le danger devient de plus en plus grand !...
Mais, car il y a souvent un mais, la future refonte annoncée des Championnats féminins, pourrait, par un curieux pied de nez du destin, permettre à Roquebrune de se retrouver en ...NF1 !
Lucien Platano
lplatano9@gmail.com
commentaire: Ma chère Dédée, Merci de ton intérêt pour ce club qui a longtemps été le tien et dont tu as été l'une des grandes "héroïnes" de la grande époque hélas aujourd'hui disparue!
Juste une précision. Si la réforme passe, RCM pourrait garder sa place, non en NF1 mais en une NF2 rebaptisée Fédérale 1. Cela dit, le grand public aura du mal à s'y retrouver!
Dédée Perisi
dedeeperisi@yahoo.fr
commentaire: C'est certain que les nouvelles dénominations proposées jetteront un trouble certain dans l'esprit des gens.
De plus, vis à vis des sponsors et des institutionnels ce ne sera pas très porteur ! National "parle" beaucoup plus que Promotionnel ou Fédéral.
Mais la FFBB agissant comme un "tyran", la démocratie n'a pas droit de cité, et l'avis des personnes concernées (les clubs, qui, quand même, font vivre (et bien vivre...) le ban et l'arrière ban de la Fédération) n'ont pas droit à la parole. Et même s'ils donnent un avis défavorable, il n'est jamais pris en considération !
Car tout le monde le sait bien, tout ce que fait notre Fédération est parfait ! (humour !!!)
Alors ... Aléa jacta est ! comme l'a dit un "tyran" d'une autre époque.
Roquebrune subit la loi de St Etienne (59/87)… et pourtant !
Certes le score est lourd mais on n’y accordera qu’une importance relative. Le match étant perdu, Cyril Lecocq a joué la moitié du dernier quart-temps avec l’ossature de la réserve (Sandy-Marine-Melissa-Priscilla) complétée par une Mimi (presque) complètement retrouvée.
Avant d’en arriver là, l’équipe roquebrunoise avait mis beaucoup de cœur à l’ouvrage pour tenter d’endiguer le char d’assaut stéphanois piétinant tout sur son passage avec une adresse démoniaque de près comme de loin.
Ah l’adresse ! Une fois de plus cette saison, les joueuses de Cyril ont pêché à la finition, gâchant des actions bien menées afin de mettre une joueuse en position idéale. Il n’y avait plus qu’à déposer délicatement le ballon dans le panier mais, malheureusement, ledit ballon allait partout, sauf dans le panier. De quoi sombrer dans la dépression. Au total de la première mi-temps un 4/18 à 2 points (soit 22%) totalement rédhibitoire à ce niveau. Il y avait 16 points d’écart à la pause (23/39) mais avec une stat « normale » de l’ordre de 50%, il n’y en aurait eu que 6 et le match aurait – peut-être – pris une autre physionomie. Car dans ce genre de lutte a priori inégale, la seule chance du plus faible est de parvenir à faire douter le plus fort et le faire « déjouer ». Ce fut (presque) le cas durant 13 minutes où l’écart resta inférieur à dix points, 8/9 (5ème), 8/13 (7ème) 10/18 (9ème), 12/19 (10ème), 16/23 (13ème). Brusquement St Etienne fit le break (16/30). Le « mal » était fait et même deux paniers bonifiés consécutifs d’Heidi ne purent que permettre de stopper l’hémorragie. Comme face à Villeurbanne samedi dernier, il était illusoire d’espérer renverser la situation face à un tel adversaire jouant, si l’on peut dire, dans une autre catégorie.
Les Roquebrunoises avaient pourtant les meilleures intentions du monde en début de deuxième période et elles allaient alors tenir tête à leur adversaires au point de gagner d’un petit point le troisième quart-temps. Ceci ne pouvait évidemment rien changer au résultat final mais prouvait quand même de belles ressources mentales avec notamment une impeccable Isabelle, une Anaïs virevoltante et une Adriana retrouvant enfin le chemin des filets.
En début de quatrième quart-temps, Mimi faisait son show avec pas moins de quatre paniers consécutifs permettant à Roquebrune de tenir la dragée haute aux Stéphanoises qui géraient leur avantage, 48/63 (33ème), 52/68 (35ème).
A quatre minutes de la fin, Cyril lançait donc son banc au grand complet et même si la sanction a été dure, cette expérience « in vitro » n’aura certainement pas été inutile. Un certain potentiel existe. Il ne demande qu’à être « travaillé »… et exploité !
Au classement, la situation de Roquebrune ne s’aggrave pas… mais ne s’améliore pas non plus ! Disons que l’étau se resserre de plus en plus alors qu’il ne reste que 6 matches à jouer. Compte tenu des matches en retard, RCM est « virtuellement » 12ème avec 26 points derrière BO Savoie (au moins 28), St Chamond et Challes (tous deux au moins 27).
On pourrait presque dire que ce sera « quitte ou double » samedi prochain à Albertville face au BO Savoie. Une victoire pourrait créer une nouvelle dynamique susceptible de faire sortir Roquebrune de la zone rouge. Mais on se doute que les Savoyardes ne l’entendent pas de cette oreille !
St Etienne bat RCM 87/59 (19/12, 20/11, 18/19, 30/17)
RCM. Meite 16, De Lapeyre 13, Tavares 8, Opralova 8, Lecocq 6, Montay 4, Machu 3, Cappelli 1, Debarbat, Prevot-Darville.
St Etienne. Crealock 17, Bunel 15, Moreau 12, Heitz 11, Bayac 9, Chaverondier 7, Ljaic 7, Lassabliere 6, Chantelot 3, Chauvin
Saint Etienne : un autre « grand » du championnat au gymnase Valgelata
Une semaine après Villeurbanne, Roquebrune accueille ce samedi au gymnase Valgelata un autre des prétendants à l’accession, Saint Etienne. Le classement actuel permet de bien situer l’enjeu de cette rencontre d’un côté que de l’autre. En haut, Saint Etienne partage la deuxième place à égalité avec Villeurbanne et Marseille. En bas, la situation est plus confuse du fait que toutes les équipes n’ont pas joué le même nombre de matches.
Montbrison et Le Coteau n’ont plus guère d’espoirs d’échapper aux deux dernières places. De la 8ème à la 12ème place, Saint Jean de Muzols et BO Savoie comptent 26 points, Roquebrune et Saint Chamond 25, Challes 24. Mais avec leurs matches en retard, et même s’ils sont tous perdus (ce qui arrangerait bien Roquebrune !), BO Savoie a un total d’au moins 27 points, Saint Chamond et Challes de 26. C’est dire que Roquebrune est « virtuellement » douzième. Le problème se complique par le fait que Saint Jean et Saint Chamond ont l’avantage du goal-average direct sur Roquebrune.
Autant dire que si Saint Etienne a besoin de deux points dans sa course à l’accession, Roquebrune en a autant (et même encore plus) dans sa lutte pour le maintien.
Si l’on se réfère aux matches aller, les données du problème sont sensiblement différentes. Les Roquebrunoises avaient été laminées à Villeurbanne mais elles n’avaient pas été loin de réaliser un énorme exploit à Saint Etienne où elles n’avaient perdu que de quatre points (62/66).
Et c’est en se basant sur ce résultat qu’elles vont donc aborder le match de ce samedi.
Sans tomber dans un pessimisme excessif, il faut bien admettre que le temps presse. Il n’y a plus que sept matches à jouer et il faut en gagner quatre pour espérer le maintien. Avec trois victoires à domicile (Saint Etienne, Le Coteau, Montbrison), la plus grande partie du chemin serait faite.
Reste à passer de la théorie à la pratique et là, évidemment, c’est autre chose car on se doute bien que les Stéphanoises, pour les raisons évoquées plus haut, ne peuvent se permettre de perdre là où un de leurs rivaux directs s’est imposé.
Dire que la défaite face à Villeurbanne a laissé quelques traces serait un doux euphémisme. Un « recadrage » a eu lieu en début de semaine pour placer joueuses et entraîneur devant leurs responsabilités. Il est évidemment impossible de savoir quelles en seront les conséquences mais les dirigeants espèrent une réaction d’orgueil sans laquelle rien ne sera possible face à un tel adversaire.
Roquebrune sera malheureusement encore privé de Lucie Gallo absente pour au moins trois semaines (entorse à une cheville) tandis que Mimi Meite « traîne » une blessure musculaire récurrente qui l’a d’ailleurs contrainte à quitter prématurément le terrain contre Villeurbanne.
En contre-partie, Melissa Montay a fait une apparition remarquée ce qui n’a d’ailleurs rien de bien étonnant de la part d’une joueuse qui brille, semaine après semaine, en équipe réserve. Cyril Lecocq pourrait aussi éventuellement compter sur Priscilla Prevot-Darville, autre élément moteur de l’équipe 2 en dépit d’un manque d’entraînement lié à ses études de médecine.
De toute manière, l’état d’esprit sera capital dans le déroulement de cette rencontre. Il faudra des joueuses décidées à aller jusqu’à l’extrême limite de leurs forces et, surtout, à savoir « oser » sans se poser trop de questions. Contrairement à ce que pourraient laisser penser les résultats, le potentiel existe dans ce groupe. L’occasion sera offerte samedi de l’exprimer totalement.
Villeurbanne impitoyable pour Roquebrune (84/52)
On a coutume d’affirmer que l’on fait dire aux chiffres ce que l’on veut. C’est vrai en politique lors des grands débats, ce pourrait être vrai en sport.
Prenons un exemple (au hasard, évidemment). Une équipe perd 102/44 une première fois, soit un écart de 58 points. La même équipe contre le même adversaire perd 84/52 la seconde fois, soit un écart de 32 points. Conclusion : l’équipe s’est considérablement améliorée entre les deux rencontres.
C’est la thèse qu’adopteront volontiers les plus optimistes des supporteurs roquebrunois.
Les autres, sans doute plus réalistes, feront… la moue en notant que, sur deux matches, cela fait quand même 90 points d’écart. Un gouffre, un abîme…
Bon, c’est vrai, Villeurbanne n’est pas pour rien un candidat à l’accession. L’équipe est belle, complète, capable de marquer de près comme de loin (6 paniers bonifiés de trois joueurs différentes), physique, agressive en défense. On la savait de surcroît en grande forme après la correction infligée la semaine dernière au SMUC, autre prétendant à la montée.
Bref, l’équipe rhodanienne ne pouvait raisonnablement pas être battue au gymnase Valgelata, surtout à l’amorce de la dernière ligne droite du championnat où chaque point aura son importance.
Mais on peut quand même se poser quelques questions sur les raisons expliquant un écart final ressemblant à une (petite) punition. On peut se poser quelques questions sur l’implication réelle de certaines joueuses, sur l’absence d’esprit de groupe d’une équipe « éclatée » qui ne s’éclate pas, c’est le moins qu’on puisse en dire, sur le terrain, sur certains choix du staff technique, le tout traduisant un réel malaise dont on se passerait volontiers à un moment aussi crucial de la saison.
Perdre contre Villeurbanne n’est finalement pas d’une énorme gravité car quasiment toutes les équipes de bas de tableau subiront le même sort. Mais perdre en laissant l’impression d’une « fracture » au sein du groupe (joueuses et entraîneurs) est beaucoup, beaucoup plus ennuyeux car le salut, c'est-à-dire le maintien, ne pourra venir que d’une union sacrée. Et le temps presse…
Et si l’on parlait du match proprement dit ?
Globalement, les Roquebrunoises – sans Lucie, victime d’une grave entorse à une cheville… en descendant d’un car ! - ont tenu une mi-temps. Certes l’écart de 10 points à la pause (30/40) rendait très aléatoire la perspective d’un succès compte tenu de la valeur de l’adversaire, mais on pouvait quand même encore (un peu) y croire.
Car, tout au long de ces vingt premières minutes, l’équipe roquebrunoise avait tenu bon sous l’impulsion du trio Adriana-Mimi-Isabelle qui rivalisait en agressivité avec les Lyonnaises. Tout au plus pouvait-on regretter certaines approximations à la finition avec quelques paniers vendangés en cours de route. Mais, cueillies à froid (3/16 après 5 minutes), nos joueuses avaient superbement réussi à revenir à seulement 4 points (18/22 à la 13ème). Villeurbanne repartait (36/22) mais Roquebrune terminait mieux. 30/40, donc, à la pause.
Sans doute « sermonnées », les Lyonnaises repartaient tambour battant en début de troisième quart-temps, se détachant à 49/33 en dépit des efforts d’une Anaïs déchaînée et survitaminée. Le score enflait régulièrement, 52/37 (25ème), 59/38 et finalement 65/41 au terme des dix minutes. La messe était dite.
Le dernier quart-temps ne changea pas grand-chose à l’affaire, Villeurbanne exploitant la moindre maladresse, le moindre ballon perdu (et il y en eut beaucoup !) pour donner de l’ampleur au score. Dur, dur…
Villeurbanne bat RCM 84/52 (22/14, 18/16, 25/11, 19/11)
RCM. Opralova 13 (évaluation 18), Meite 10, Machu 10, Tavares 9, De Lapeyre 4, Lecocq 4, Montay 2, Cappelli, Debarbat
Villeurbanne. Cavojska 19, Ilvoskaya 17, Tchoumba 17, Bonnet-Gros 10, Bohy 10, Bouvier 4, Vintejoux 4, Mugemi 2, Morateur 1.
RCM-Villeurbanne : il faut croire à l’exploit
Avec un mois de retard sur le calendrier officiel (programmé le 9 janvier, le match avait été reporté en raison des circonstances atmosphériques perturbant la circulation routière), Roquebrune et Villeurbanne s’affronteront finalement ce samedi au gymnase Valgelata.
Depuis, Roquebrune a ajouté une sixième victoire à son actif (face à Venelles) mais a subi la loi de Marseille et d’Istres en déplacement.
Villeurbanne, pour sa part, n’a joué que deux fois et engrangé deux victoires supplémentaires dont une particulièrement importante samedi dernier face à Marseille. Du coup, un nouveau succès ce soir lui lui permettrait de s’emparer de la 2ème place à la faveur d’un meilleur goal-average direct par rapport aux Marseillaises. C’est dire en tout cas que les Lyonnaises restent plus que jamais dans la course à l’accession et ce qui était valable le 9 janvier l’est peut-être encore plus aujourd’hui : elles viennent prendre deux points au gymnase Valgelata. Et c’est tout.
Ces deux points, Roquebrune en ferait aussi bien son affaire car notre équipe se débat toujours dans la zone de relégation. Elle s’y trouve d’ailleurs « virtuellement » car Challes avec lequel elle partage la 10ème place (et également St Jean de Muzols) compte un match de moins et donc au moins un point de plus.
On l’a dit et répété : pour espérer le maintien, il faudra au moins dix victoires. On en est à six et la seule chance de Roquebrune d’atteindre le total nécessaire sera de réaliser un grand exploit. Qui dit exploit, dit « grand adversaire » et Villeurbanne appartient évidemment à cette catégorie.
Si l’équipe lyonnaise a le vent en poupe comme en témoignent les presque cent points (95/80) passés à Marseille, elle n’est cependant pas à l’abri de contre-performances, ayant concédé quatre défaites depuis le début du championnat.
L’examen des résultats de ces défaites est intéressant : 67/71 à Marseille, 61/81 à La Tronche, 61/91 à Venelles et 69/74 face à Lyon. Chaque fois que les défenses ont pu juguler l’attaque-mitraillette villeurbannaise, la défaite a été au rendez-vous. Les Roquebrunoises savent donc ce qu’elles doivent faire ce samedi. Ce sera tout pour la défense, au moins dans un premier temps, car il faudra quand même marquer des points pour vaincre ! A Istres, l’équipe n’a pas vraiment mal joué mais elle avait, une nouvelle fois, oublié son adresse aux vestiaires.
Autre élément à prendre en compte : les joueuses de Cyril Lecocq savent désormais se surpasser à domicile. On n’ira pas jusqu’à affirmer que le gymnase Valgelata est redevenu la « citadelle imprenable » qu’il fut en d’autres temps… mais on s’en rapproche peu à peu.
Alors, bien sûr, Villeurbanne aura logiquement les faveurs du pronostic.
Mais les amateurs de sensations fortes pourront se risquer à miser quelques euros sur une victoire roquebrunoise car Heidi et ses partenaires sont bien décidées à ne pas « mourir ».
Elles auront aussi une autre raison de se surpasser.
Roquebrune battu à Istres (72/54) : un danger en cachait un autre !
En déplacement à Istres, les joueuses roquebrunoises craignaient tout particulièrement les deux ailières Rouat et Soubeyrand qui, lors du match aller, avaient inscrit 42 des 79 points de leur équipe victorieuse au gymnase Valgelata 79/65.
L’objectif était donc de les contrer et il a été parfaitement atteint puisqu’elles n’ont, cette fois, marqué que 11 points. Le problème, c’est que cette équipe d’Istres avait samedi soir des solutions de « rechange ». Et quelles solutions ! Le duo Crespeau-Vignola a fait très mal aux Roquebrunoises en inscrivant 36 points dans un registre très différent, vitesse, percussion et adresse.
La défense roquebrunoise a certes trouvé la solution en deuxième mi-temps mais il était déjà trop tard. Il était illusoire de penser remonter un handicap de 15 points (28/43) concédé lors de deux premiers quart-temps menés tambour battant par les Istréennes.
Celles-ci avaient méthodiquement, impitoyablement creusé l’écart au fil des minutes à la manière d’un rouleau-compresseur écrasant tout sur son passage. Plus vives, elles se jetaient avec voracité sur le moindre ballon un tant soit peu cafouillé et la sanction était immédiate. Roquebrune allait ainsi perdre 10 ballons offrant autant de munitions à l’adversaire.
Alors, bien sûr, Heidi et ses partenaires, ne restaient pas inactives et parvenaient même à réussir de jolies actions. Mais, phénomène récurrent cette saison, elles ont gâché, gâché à la finition. 12/22 de près, 0/8 à mi-distance, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le second reflète aussi une autre réalité, celui d’une équipe statique dont le jeu sans inspiration faisait penser à un ralenti comparé au déferlement d’une équipe d’Istres qui avait emprunté à l’OM son fameux slogan « droit au but ». Là, c’était droit au panier. Les Roquebrunoises n’avaient en fait qu’une seule véritable « solution » à leurs problèmes, une Adriana encore plus grandiose que la semaine précédente, bien épaulée par sa sœur Lucie.
En affinant l’analyse du match, on s’aperçoit que les Roquebrunoises ont pu rêver trois minutes en début de match (jusqu’à ce que Istres passe devant à 6/4) et trente secondes en début de deuxième mi-temps lorsque Heidi « planta » enfin un superbe panier bonifié… auquel répondit immédiatement Rouat. Istres enfonça le clou dans ce troisième quart-temps face à une équipe tournant en rond et perdant ses repères offensifs. Les choses allèrent un peu mieux dans le dernier quart-temps gagné « pour l’honneur ». mais il y avait déjà bien longtemps que la messe était dite !
Au classement, Roquebrune retombe dans la zone de relégation compte tenu du fait que Challes compte au moins un point de plus à la faveur d’un match en retard.
L’énorme surprise est venue de Saint Chamond victorieux du leader La Tronche. Du coup, Villeurbanne et Saint Etienne sont plus que jamais en course pour l’accession. Ce sont justement les deux équipes qui vont se présenter les deux prochains samedis à domicile…
Les Roquebrunoises vont devoir se « sortir les tripes » pour espérer un résultat positif. Après tout, personne ne semble réellement imbattable dans cette poule et il serait grand temps qu’un grand coup de tonnerre résonne du côté du gymnase Valgelata. Simple question : toutes les filles le veulent-elles vraiment ?
Istres bat RCM 72/54 (23/14, 20/14, 17/9, 12/17)
RCM. Opralova 26, Meite 8, Gallo 7, Machu 6, Tavares 4, Lecocq 3, De Lapeyre, Debarbat, Cappelli
Istres. Crespeau 23, Vignola 13, M’Baye 8, Rouat 7, Bulleux 7, Monnier 6, Soubeyrand 4, Feniello 4, Ngonguen.
Roquebrune à Istres : un match à 4 points !
En s’imposant face à Venelles samedi dernier, les basketteuses roquebrunoises ont préservé leurs chances de maintien en NF2. Mais le « combat » est encore loin d’être gagné.
Il faut absolument atteindre la barre des dix victoires et, pour l’instant, l’équipe de Cyril Lecocq n’en compte que six. On pourrait toujours se rassurer en constatant que quatre matches restent à jouer à domicile mais parmi les prochains hôtes du gymnase Valgelata figurent Villeurbanne et Saint Etienne, les 2ème et 3ème du classement, en lutte pour l’accession ! Et même si l’on a le sentiment que nos joueuses sont capables de tous les exploits, mieux vaudrait quand même assurer au moins un succès en déplacement pour compenser une éventuelle défaite à domicile !
Qui plus est, le match de ce samedi va opposer deux équipes à égalité de points et donc autant concernées par la lutte pour le maintien. Précisons toutefois que Istres qui a un match de retard par rapport à Roquebrune (à jouer à Albertville) compte au moins un point de plus. En s’imposant, les Istréennes feraient donc un petit break qu’il serait ensuite bien difficile de combler.
C’est justement cela que nos joueuses veulent absolument éviter. Leur victoire de samedi dernier a fait du bien en terme comptable mais aussi et surtout aura contribué à redonner le moral en prouvant qu’elles sont capables de tenir tête… et battre des équipes de haut de tableau.
A l’aller, Heidi et ses partenaires avaient subi une assez large défaite (65/79) mais elles avaient été surtout victimes de l’extraordinaire adresse de leurs adversaires (10 paniers bonifiés 24/27 aux lancers francs !... et de leur propre maladresse.
Samedi dernier, on a retrouvé une équipe roquebrunoise par instants enthousiasmante capable de côtoyer la barre des 80 points marqués ce qui ouvre, évidemment, des horizons plus souriants. Il n’en demeure pas moins vrai que le match se gagnera d’abord en défense, un secteur de jeu demandant une organisation sans faille… et une totale abnégation.
Les 40 minutes à venir seront capitales. Les joueuses le savent… comme elles savent que leurs supporteurs penseront beaucoup à elles en espérant un bel exploit.
Roquebrune – Venelles (79/68) : à couper le souffle
23.01.2010
59/59 à un six minutes de la fin, le public du gymnase Valgelata retenait son souffle.
A cet instant, le match pouvait basculer d’un côté comme de l’autre. Adriana avait beau s’arracher et signer trois paniers consécutifs, Venelles était toujours là. 68/64 avec un peu plus de trois minutes à jouer, on sortait le défibrilateur à l’intention des cardiaques…
On espérait Zorro, ce fut Lucky Luke alias Marine Cappelli. Et un, et deux, et trois, trois paniers bonifiés qui firent se dresser le public, y compris les spectateurs debout sur la mezzanine ! Avec l’aimable complicité d’une Sandy taillée dans le bronze, visage impassible dans la tourmente. On avait vu les deux jeunes filles en grande discussion au terme d’un temps mort. On sait désormais qu’elles préparaient leur show final. Entre les trois paniers de Marine, Sandy en avait réussi un « normal » et, sur son troisième, Marine bénéficia même d’un lancer franc supplémentaire converti sans trembler soit 4 points pour un seul panier. 73/64 à la 38ème, le « bébé » se présentait plutôt bien. L’instant de doute consécutif à un panier bonifié de Venelles ne fut qu’un test cardiaque de plus. Marine sur son panier à 4 points scella définitivement le sort de la rencontre qu’Adriana conclut par une dernière salve en forme de bouquet final. 79/68, depuis plusieurs secondes déjà Isabelle avait entamé sur le terrain une sorte de danse du scalp traduisant sa joie autant que son soulagement !
Car ce match était quelque part celui de la dernière chance. Perdre à domicile eut quasiment sonné le glas des espérances de maintien et la pression pesant sur les épaules d’Heidi et de ses partenaires était donc énorme alors que Venelles, solidement installé dans la première partie du tableau, pouvait aborder la rencontre de façon très sereine. De fait, les visiteuses allaient faire la course en tête tout au long de la première période en profitant aussi de la maladresse des Roquebrunoises qui se créaient de bonnes opportunités. Les Aixoises qui menaient 16/14 au terme des dix premières minutes allaient par la suite compter jusqu’à 10 points d’avance (32/22 à la 16ème, 37/27 en début de deuxième mi-temps).
Isabelle sur deux paniers bonifiés donnait alors le signal de la révolte et ce n’est pas un hasard si l’égalisation roquebrunoise à 43 partout était signée Lucie, une Lucie conquérante dans la raquette… comme on l’aime tant !
Venelles réagissait et reprenait quelques distances avant qu’Adriana ne remît définitivement Roquebrune dans le match avec six points plaçant de nouveau les deux équipes quasiment à égalité (52/53) à l’amorce des dix dernières minutes.
Sandy sur un panier bonifié projetait alors en tête Roquebrune qui, pour la première fois du match, comptait quatre points d’avance 57/53 avant une dernière égalité à 59. On connaît la suite.
Au classement, ce succès ne change malheureusement pas grand-chose à la situation de Roquebrune. Le Coteau et Montbrison sont plus que mal en point mais pour les deux autres places de relégués, rien n’est fait pour personne entre Istres, Saint Chamond, Saint Jean de Muzols, Basket Savoie, Challes et donc Roquebrune. Ces clubs sont à (fausse) égalité de points dans la mesure où Basket Savoie et Istres (qui doivent s’affronter) et Challes (qui recevra Villeurbanne) comptent un match de moins que les autres, donc au minimum un point de plus.
Avant la rencontre de ce dernier samedi il fallait obtenir cinq victoires. Quatre sont encore nécessaires et, malheureusement, on ne pourra savourer longtemps le succès sur Venelles car, samedi prochain, il faudra se rendre à Istres pour une sorte de match à quatre points. Mais ce que lais ce que l’on a vu samedi peut inciter à un (relatif) optimisme. Cette équipe roquebrunoise a décidément de belles ressources.
Roquebrune - Venelles 79/68 (14/16, 13/17, 25/20, 27/15)
Roquebrune. Opralova 17 (évaluation 16), De Lapeyre 16 (évaluation 15), Cappelli 15 (évaluation 13), Gallo 9 (évaluation 16), Machu 7, Debarbat 5, Lecocq 5, Tavares 3, Meite 2.
Venelles. Bonnaventure 16, Leclerc 14, Andre 13, Preuvot 12, Lauzier 7, Sala 3, Michel 3, Cahurel, Schaeffet, Carlotti
RCMB - Venelles: un match capital
L’exploit dont on rêvait samedi dernier à Marseille n’a pas eu lieu mais la défaite n’est pas, en soi, catastrophique dans la mesure où toutes les équipes de bas de tableau ont perdu, d’où un statu-quo dans la deuxième partie du classement. Seul bénéficiaire : Challes vainqueur à Saint Chamond.
Sachant que le maintien s’obtiendra à 10 victoires (au moins !) et que Roquebrune n’en compte, à ce jour, que cinq, les données du problème sont on ne peut plus simples. Il faut gagner cinq des dix matches restant encore à disputer. Une mission certes difficile mais pas tout à fait impossible.
Dans ce tableau de marche, les matches à domicile encore au programme auront évidemment une importance capitale.
Autant dire que les joueuses de Cyril n’auront ce soir qu’une seule alternative : battre Venelles.
Cet adversaire a laissé de bien mauvais souvenirs aux Roquebrunoises qui s’étaient lourdement inclinées à l’aller (47/64) en livrant surtout l’une de leurs plus faibles prestations de la saison. Dans l’ensemble, la défense avait bien fonctionné mais l’attaque avait été d’une rare indigence avec une maladresse générale impardonnable à ce niveau.
Depuis, les banlieusardes aixoises – qui jouaient la saison dernière en NF3 – ont fait un remarquable bout de chemin et pointent désormais en 5ème position, juste derrière les quatre clubs en lutte pour l’accession. C’est dire que les battre ne sera pas une partie de plaisir.
A Marseille, Heidi et ses partenaires n’ont pas livré un mauvais match en dehors de trop de pertes de balles. Et même si tout n’a évidemment pas été parfait, elles doivent en tirer les enseignements pour se surpasser ce soir et obtenir leur sixième victoire de la saison. Pour la suite, on verra car, malheureusement, il n’y a plus d’autre alternative aujourd’hui que de prendre les matches les uns après les autres, sachant que le moindre faux- pas (et perdre ce soir en serait un) aurait des conséquences catastrophiques.
Roquebrune battu à Marseille (61/91) : adieu l’exploit, bonjour l’espoir
16.01.2010
Nos joueuses rêvaient d’un exploit à Marseille qui eut mis beaucoup, beaucoup de beurre dans des épinards plus très frais. Elles ont pu (un peu) y croire durant presque deux quart-temps où elles parvinrent à contenir une superbe équipe marseillaise emmenée par sa capitaine Maaden et l’incontournable Audrey Bouygues… écoeurante de facilité dans ses tentatives de tir, de près comme de loin. Avec deux pareilles joueuses rien de grave ne peut vous arriver… et il n’est effectivement rien arrivé à cette équipe du SMUC accrochée à sa seconde place comme un pitbull à un gros os.
A l’inverse, Roquebrune avait perdu Mimi dès l’échauffement et c’était un important atout de moins dans le jeu de Cyril. Les choses commençaient pourtant bien avec l’ouverture du score sur un lancer franc d’Anaïs. La réplique marseillaise était cinglante avec un 8/0 stoppé par Lucie. Marine de loin ramenait Roquebrune sur les talons de Marseille… le temps pour Bouygues de faire son show et de donner aux Phocéennes un avantage assez net (25/14) à la fin des 10 premières minutes.
Nullement découragées, nos joueuses repartaient pourtant pied au plancher en début de deuxième quart-temps avec un 7/0 dont un panier bonifié d’Heidi. Hélas cette belle dynamique était cassée par l’un des deux arbitres style jeune roquet prétentieux qui ne trouvait rien de mieux que siffler à Adriana une antisportive pour une faute (réelle) commise dans son propre camp. Du grand n’importe quoi. Marseille recreusait l’écart (32/21) mais Roquebrune faisait de la résistance, 28/34 (16ème), 32/39 (17ème). Hélas, dans les derniers instants le SMUC repartait de plus belle. 51/34 à la pause, à part un miracle, on voyait mal comment le match pouvait désormais basculer.
De fait, l’inévitable 3ème quart-temps tournait au cauchemar et le score enflait, enflait, 59/38 (23ème), 68/40 (26ème), 74/43 au terme des dix minutes.
Dans le dernier quart-temps le jeu se débridait et malgré la sortie pour 5 fautes d’Adriana Roquebrune parvenait même à l’emporter 18/17 pour un score final de 91/61 exactement identique à celui de l’aller !
En soi, cette défaite ne change pas grand-chose à la situation roquebrunoise car les chances de victoire à Marseille étaient quand même très réduites. Par contre, la prestation d’ensemble qui n’a pas été mauvaise, tant s’en faut, doit servir de base à un « rebond » samedi prochain face à Venelles. Car ce match là, à domicile, sera décisif et nos joueuses n’auront qu’une seule alternative possible : gagner.
On espère que ce sera avec Mimi mais Adriana (9 pts, 8 rebonds) et Lucie (cette dernière ménagée car recommençant à souffrir de la voute plantaire) sont là pour la suppléer. Et puis, la bonne nouvelle de Marseille aura été le grand retour de Pauline qui, sans être à son top-niveau, s’est quand même offert 17 points (dont 9 lancers sur 10 !) avec une évaluation à 16. De quoi encore croire en l’avenir.
SMUC bat RCM 91/61 (25/14, 26/20, 23/9, 17/18) Pauline Machu 17, Lucie Gallo 12, Anaïs Tavares 10, Adriana Opralova 9, Heidi Lecocq 7, Marine Cappelli 3, Isabelle de Lapeyre 2, Sandy Debarbat 1.
Roquebrune à Marseille : il faut y croire !
Les « vacances » de nos joueuses auront donc duré une semaine de plus, la journée de samedi dernier ayant été reportée dans sa totalité. Quand seront joués les matches ? Sans doute lors des futurs samedis consacrés à la Coupe de France pour les clubs éliminés… ce qui n’est pas le cas de Villeurbanne ! Ce club participe à la « grande » Coupe de France (avec les clubs de NF1 et de Ligue) et jouera même le 23 janvier… où est programmée une journée de NF2. Les Lyonnaises auront donc deux matches en retard ! Et, même éliminées de la Coupe, elles seront « reversées » dans le Trophée Coupe de France dont le prochain tour est programmé le 6 février. Ce n’est donc pas demain que sera jouée la rencontre Roquebrune-Villeurbanne… sauf à prévoir une programmation en semaine qui risque de faire des vagues !
En attendant, le championnat va (probablement !) reprendre ses droits ce samedi avec, pour nos joueuses, un déplacement à Marseille.
On pourrait qualifier ce match comme de celui de samedi dernier face à Villeurbanne : « ingagnable » !
Il faut en effet savoir que les Marseillaises occupent actuellement la 2ème place, à un point du leader La Tronche et avec un point d’avance sur… Villeurbanne (et Saint Etienne). La lutte pour les deux premières places va se circonscrire à ces quatre clubs et le moindre faux-pas aurait des conséquences graves. Autant dire que les Marseillaises - qui s’étaient largement imposées à l’aller 91/61 au gymnase Valgelata - ne feront aucun « cadeau » à nos joueuses et comptent fermement sur les deux points de la victoire.
De leur côté, les joueuses de Cyril lorgnent sur ces deux points qui seraient capitaux dans la lutte pour le maintien.
Nous le disions avant Villeurbanne : les espoirs de maintien sont encore bien réels… même s’ils sont fragiles ! Il faudra un minimum de 10 victoires pour rester en NF2. Roquebrune en possède actuellement 5. Sachant que 11 matches restent à disputer, il faut donc désormais en gagner un sur deux.
Pour y parvenir, Heidi et ses partenaires sont « condamnées » à réaliser des exploits, c'est-à-dire à gagner des matches a priori « ingagnables » comme l’est celui de ce samedi à Marseille !
Elles n’auront en tout cas rien à perdre dans ce duel et ce sera peut-être leur meilleure chance.
Une nouvelle fois, la clef de la rencontre se situera en défense. Il faudra absolument contenir l’attaque phocéennes qui tourne à une moyenne de près de 80 pts par match ! Un seuil beaucoup trop élevé pour les Roquebrunoises qui ne marquent que 60 points par match. La seule solution sera donc de s’opposer par tous les moyens à la « déferlante » marseillaise… ce qui est évidemment plus facile à dire et écrire qu’à faire !
Et ce qui aurait dû être valable contre Villeurbanne le sera à nouveau ce samedi : un engagement physique de tous les instants, la volonté de se jeter sur les ballons, d’aller au rebond, de bloquer les adversaires, bref des fondamentaux que l’on a parfois tendance à oublier… et qui, à l’arrivée, expliquent un certain nombre de défaites !
Seule différence notable par rapport à samedi dernier : Pauline Machu, de retour de blessure (deux mois d’absence à la suite d’une grave entorse), aura eu une semaine de plus pour retrouver le bon rythme. Une bonne nouvelle… même si, on le sait bien, une hirondelle ne fait pas le printemps. Un éventuel exploit sera réalisé avec un groupe soudé, décidé à aller au-delà de ses forces. Ce sera en fait l’enjeu majeur de cette rencontre.
RCMB - Villeurbanne : un exploit sinon rien
Dans sa conférence d’avant-match, samedi soir, Cyril n’aura probablement besoin que de deux nombres : 102 et 44. Le score du match qui, fin septembre dernier, avait opposé Villeurbanne à Roquebrune lors de la troisième journée de championnat.
Trois mois et demi plus tard les deux équipes se retrouvent au gymnase Valgelata et, dans l’entourage de l’équipe et du club, tout le monde espère une réhabilitation. En rêvant d’une revanche.
Une chose est sûre : l’équipe roquebrunoise va s’attaquer ce soir à l’un des « grands » du championnat, une équipe qui vise l’accession… et qui, comme RCM Basket, a mal terminé l’année 2009 en s’inclinant à domicile face au grand rival local, le FC Lyon.
Cet échec autant que la lourde défaite concédée à Venelles quinze jours auparavant (61/61) pourrait laisser penser à une baisse de régime des Rhodaniennes. Il n’en demeure pas moins vrai que, malgré ces deux contre-performances, Villeurbanne est plus que jamais en course pour l’une des deux premières places de la poule, à deux points du leader La Tronche, à un du Stade Marseillais et à égalité avec Saint Etienne. Autant dire que les Rhodaniennes viendront au gymnase Valgelata avec la ferme intention de prendre deux points quasiment indispensables dans leur situation.
Mais si Villeurbanne a besoin de deux points dans la course à l’accession, Roquebrune en a au moins autant besoin dans sa lutte pour le maintien.
Il faut être réaliste : l’échec de Saint Chamond juste avant la trêve a porté un rude coup aux espérances azuréennes. En fait, plus que la défaite, c’est l’impossibilité de préserver l’avantage au goal-average direct qui est particulièrement gênant, voire handicapant car RCM Basket se trouve désormais en position d’infériorité vis-à-vis de deux autres équipes de bas de tableau.
Il y a fort heureusement encore onze matches à jouer (dont celui de ce samedi) et les espoirs de maintien sont encore bien réels… même s’ils sont fragiles ! Les calculs sont en fait très simples. Le maintien se jouera probablement à 10 ou 11 victoires. Roquebrune en possède actuellement 5. Il faut donc au minimum doubler ce montant.
Pour y parvenir, Heidi et ses partenaires sont « condamnées » à réaliser des exploits, c'est-à-dire à gagner des matches a priori « ingagnables »… comme l’est celui de ce samedi face à Villeurbanne.
En fait, en prenant le problème à l’envers, on pourrait presque affirmer que les Roquebrunoises seront dans la meilleure des situations. Elles n’ont strictement rien à perdre dans ce match mais elles ont par contre tout à gagner, aussi bien pour elles-mêmes que pour leurs fidèles supporteurs à qui elles ne pourraient faire (avec un peu de retard) meilleur cadeau de Noël.
Depuis plusieurs semaines, Cyril a fixé un objectif à ses joueuses : laisser l’adversaire aux alentours de 60 points. Lorsqu’elles y sont parvenues, la victoire a été au rendez-vous.
L’objectif ressemblera à un véritable pari face à la meilleure attaque de la division, 1164 points marqués ! Mais lorsqu’on examine la fiche des résultats de Villeurbanne, on constate que ses quatre défaites ont été concédées sur des scores de 67/71 à Marseille, 61/81 à La Tronche, 61/91 à Venelles et 69/74 face à Lyon. Si la défense roquebrunoise parvient à contenir les mitrailleuses lourdes adverses, alors un espoir existera. En dehors d’une organisation sans faille, la défense repose avant tout sur un engagement physique de tous les instants, sur la volonté de se jeter sur les ballons, d’aller au rebond, de bloquer les adversaires, bref des fondamentaux que l’on a parfois tendance à oublier… et qui, à l’arrivée, expliquent un certain nombre de défaites !
Il faudra cependant faire aussi preuve de réalisme offensif… ce qui a été loin d’être le cas à Saint Chamond où les Roquebrunoises ont beaucoup « gâché ».
Les joueuses sont au pied du mur. Quel que soit le résultat, le match de ce samedi pèsera lourd car, même si la victoire n’est pas au rendez-vous, le comportement de l’équipe sera déterminant pour la suite. En clair, éventuellement perdre avec les honneurs. Et, de préférence, gagner avec les tripes autant qu’avec le cœur.
Roquebrune perd gros à St Chamond (74/61) - (1 commentaire)
Pour leur dernier match de l’année 2009 à Saint Chamond, les joueuses roquebrunoises avaient deux objectifs. L’un maximal, gagner. L’autre minimal, perdre par moins de 10 points d’écart afin de conserver un avantage au goal-average particulier. Elles n’ont atteint ni l’un, ni l’autre et, du même coup, le ciel qui s’était quelque peu dégagé la semaine précédente, est de nouveau très, très couvert.
Car le programme à venir en janvier-février sera terrible avec, au programme, Villeurbanne, Venelles et Saint Etienne à domicile, Stade Marseillais, Istres et BO Savoie en déplacement. C'est-à-dire trois des équipes en lutte pour l’accession et une qui jouera son maintien. Combien de matches sont-ils « gagnables » ? A priori, pas beaucoup… sauf à réaliser quelques (très) grands exploits.
Et ce que l’on a vu à Saint Chamond n’incite malheureusement pas à un optimisme béat.
Contraintes de courir après le score dès la 4ème minute, les Roquebrunoises n’ont jamais vraiment paru être en mesure de refaire un retard qui, en chiffres, n’apparaissait pourtant pas insurmontable, entre 6 et 10 points. Dix points concédés dans la deuxième partie du premier quart-temps où, brusquement, l’équipe se mit à accumuler les erreurs en défense (8 rebonds défensifs perdus !) et se montra d’une rare impuissance en attaque. En deux temps trois mouvements les joueuses de la Loire réussirent ainsi un terrible 11/3 passant de 9/8 à 20/11 pour finir à 24/14. Elles avaient donc déjà refait leur retard du match aller (62/72).
L’examen des trois autres quart-temps démontre que les deux équipes firent par la suite à peu près jeu égal, Saint Chamond contrôlant bien des Roquebrunoises enfermées dans un jeu stérile et sans imagination et retombant, en deuxième mi-temps, dans leur péché « mignon » de la maladresse sanctionnée par un 3/13 à 2 points ! L’essentiel des points de cette deuxième période fut d’ailleurs inscrit sur des lancers. Il faut dire que, de part et d’autre, les défenses ne prenaient pas de gants pour fermer l’accès au panier, cinq joueuses terminant ainsi prématurément la rencontre, deux de Saint Chamond, Heidi (36ème), Isabelle (38ème) et Mimi (39ème) à Roquebrune. Hécatombe qui valut à Pauline, venue là pour faire nombre, d’apparaître une minute en fin de match.
Dans les trois dernières minutes, Isabelle avec 6 points (3 lancers plus un panier bonifié) entretint l’espoir de ramener l’écart au dessous de la barre des 10 points. Mais Saint Chamond eut le dernier mot.
La saison dernière Roquebrune avait sauvé sa place en NF2 en s’imposant dans cette même salle. Il n’est pas exclu qu’elle l’ait cette fois perdue. Ainsi va la vie…
Rendez-vous le 9 janvier au gymnase Valgelata pour la venue de Villeurbanne. On saura ce soir là si l’équipe peut entamer 2010 sous des auspices bien meilleurs.
Saint Chamond bat RCM 74/61 (24/14, 21/22, 12/7, 17/18)
Roquebrune. De Lapeyre 13, Meite 13, Opralova 10, Lecocq 9, Gallo 7, Tavares 5, Cappelli 4, Machu.
St Chamond. Pesur 23, Laurendon 16, Jacquemond 9, Poinas 8, Floury 7, Poncet 7, Doron 2, Chavanne 2, Carreres, Joannès.
1 réponse pour “Roquebrune perd gros”
DEDEE
nicecobasket@free.fr
commentaire: Aïe, aïe, aïe ça se gâte !...
Cette dernière défaite, avec en plus, la perte du point-average, met l'équipe dans de sales draps.
Il faudra, désormais, réaliser quelques exploits pour pouvoir conserver la place en NF 2.
Bon courage à tous, et passez (quand même) de Bonnes Fêtes.
Roquebrune tremble mais gagne contre St Jean de Muzols (50/46) - (3 commentaires)
Quel match, et surtout quel combat !
Bien que l’issue du championnat soit encore bien lointaine, les deux équipes savaient que le résultat pourrait avoir une importance capitale au mois d’avril. Et plus particulièrement Roquebrune pour qui une défaite à domicile face à un rival direct pour le maintien aurait pris des allures de catastrophe.
Finalement tout le monde est reparti relativement content, Roquebrune qui avait gagné, St Jean de Muzols qui avait préservé son avantage au goal-average direct.
Quel match et surtout quel combat entre des filles qui donnaient vraiment tout pour faire pencher la balance de leur côté. Et aussi que d’émotions surtout d’ailleurs pour Roquebrune qui présentait une équipe réduite à son strict minimum : Pauline sur le banc en civil, Sandy forfait de dernière minute et couchée au fond de son lit, Mimi convalescente, rattrapée par une fièvre tenace après avoir tout juste guéri une entorse ! Et comme cela ne suffisait pas, Anaïs, durant l’échauffement, se retourna un doigt de la main gauche. Elle put finalement jouer après les « soins » de Fred et un strap de Gillou mais au prix de douleurs qui expliquent sans aucun doute une inhabituelle maladresse.
Pourtant, comme la semaine précédente, Heidi et ses partenaires attaquèrent le match sur un petit nuage. Après 4 secondes, elles menaient déjà 2/0 grâce à un panier d’Adriana bien servie par… Lucie.
Pendant près de trois minutes, le score n’allait plus évoluer. St Jean égalisait sur une bourde d’Heidi qui, ulcérée, se rachetait immédiatement par un panier bonifié. Non, mais ! Ce panier relançait Roquebrune qui se détachait 7/2 puis 11/4 sur des points de Lucie, Adriana et Heidi. Mimi prenait alors la relève de Lucie et signait immédiatement un premier panier personnel mais c’est Adriana, impériale, qui permettait à son équipe de prendre un net avantage à la fin de ce premier quart-temps (17/6).
Roquebrune ne relâchait pas son étreinte. Anaïs puis encore Adriana donnaient 15 points d’avance, effaçant ainsi les 13 points concédés à l’aller. Que se passait-il alors ? Impossible de le dire. Certes St Jean serrait le jeu et construisait beaucoup mieux mais ceci n’explique pas la brutale perte d’adresse frappant toutes les Roquebrunoises, de loin comme de près. Les visiteuses n’en demandaient pas tant et entreprenaient avec efficacité de refaire leur retard. Elles étaient sur le point d’y parvenir à trois minutes de la pause où l’on se retrouvait à 24/21. Mimi redonnait une avance de 5 pts mais le dernier mot restait à St Jean. 26/23 à la mi-temps, on pouvait craindre le pire ! Les éclats de voix perçus depuis la buvette attestèrent de la colère de Cyril…
Ils eurent en tout cas un effet bénéfique car dès la reprise Roquebrune se redonna de l’air sous l’impulsion d’une Isabelle dont le chouchou finissait toujours par émerger à l’image du panache blanc d’Henri IV. 32/24, on respirait mieux… mais l’équipe ardéchoise se chargeait de faire à nouveau trembler le gymnase. 34/30, 35/31 et pour finir un panier de Lucie en fin de quart-temps sur service impeccable d’Isabelle (37/31).
Les dix dernières minutes s’annonçaient « chaudes » pour les deux équipes. Elles allaient l’être. Si, dans un premier temps, Roquebrune conforta son avance (40/31, 43/33), les Muzolaises parvinrent à nouveau, avec un cœur… d’Ardéchois (évidemment), à revenir sur les talons de leurs adversaires grâce essentiellement à leur petite meneuse (et capitaine) Jihane Romeyer. Celle-ci ajustait deux paniers bonifiés consécutifs. 43/39 avec encore 5 minutes à jouer, l’atmosphère devenait irrespirable. Heureusement, dans le domaine de l’adresse, Roquebrune a aussi sa Lucky Luke. Marine revenait sur le terrain et signait immédiatement cinq points dont un de ces paniers bonifiés dont elle a le secret. 48/39 mais St Jean était toujours là. 50/44 à trois minutes de la fin sur deux lancers impeccables de Mimi, il fallait tenir. Le temps n’en finissait plus de s’écouler. 50/46 à une grosse trentaine de secondes de la fin. On allait en rester là non sans quelques émotions supplémentaires. A Roquebrune, la souffrance fait partie du scenario !
Un mot enfin sur les deux arbitres, les deux Nathalie Vial et Guedon, dont la tâche dans le contexte d’un match aussi tendu n’était vraiment pas facile. Si elles avaient sifflé tout ce qui pouvait l’être, la deuxième mi-temps aurait probablement duré une heure avec un incessant ballet d’un panier à l’autre pour des lancers francs. Elles prirent donc le parti de laisser jouer ce qui, inévitablement, les mettait sous le feu (nourri) des critiques des coaches. Alors, bien sûr, elles ont commis des erreurs d’appréciation certainement relevées par le superviseur. Mais on ne saurait dire qu’elles ont influé sur le score et c’est déjà beaucoup. 14 fautes sifflées contre Roquebrune, 16 contre Saint Jean, il n’y a pas grand-chose à ajouter. La disproportion constatée lors du match aller (8/22) dans une physionomie de match assez similaire n’en apparaît que plus flagrante…
Roquebrune bat St Jean de Muzols 50/46 (19/7, 7/16, 11/8, 13/15)
Roquebrune. Opralova 16 (évaluation 17), Meite 8, Lecocq 7, Tavares 6, Cappelli 5, Gallo 4, De Lapeyre 4, Prevot-Darville.
St Jean de Muzols. Romeyer 21, Pagnier 17, De Kink 5, Carre 2, Vareilles 1, Marron, Aledo, Bochet, Silvestre.
3 réponses pour “Roquebrune tremble mais gagne”
DEDEE
dedeeperisi@yahoo.fr
commentaire: Bien sûr, chacun voit midi à sa porte, mais la seule chose un tant soit peu tangible est l'écart entre les fautes des deux équipes.
Or, à Roquebrune l'écart est infime, alors qu'il était colossal à Saint-Jean-de-Muzols !
..Donc dire que "l'Hopîtal se fout de la Charité" est certainement très exagéré !...
Thomas
Eric
basketbb@yahoo.fr
commentaire: Dans la série: "l'hôpital qui se fout de la charité", à lire sur le sîte de St Jean de Muzol:
http://v2.basketmuzolais.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=113&Itemid=40
Dédée
nicecobasket@free.fr
commentaire: Cette victoire était indispensable et elle donne un peu d'air frais !
Dommage, malgré tout, de n'avoir pas récupéré le point-average, qui peut avoir son importance quand sera venu le temps de faire les comptes !
Bonne fin d'année à tous, et en particulier à Coco, Monique et Gaby !
Annonce RCMB - St Jean de Muzols
Le très beau succès obtenu samedi dernier face à Challes ne doit malheureusement pas faire oublier la réalité du classement. Si le championnat s’arrêtait aujourd’hui, c'est-à-dire très exactement à mi-parcours puisque le match contre Challes était le dernier de la phase « aller », Roquebrune serait rétrogradé en NF3. Avec 17 points, notre équipe occupe en effet la 11ème place fatidique à égalité avec Challes. Elle compte un point d’avance sur Montbrison et désormais trois sur Le Coteau, dernier, pour qui les carottes ne sont pas cuites… mais presque !
En regardant vers le haut, on constate cependant que les écarts sont également très minces : un point de retard sur Saint Jean de Muzols et Saint Chamond. La situation de Istres et BO Savoie reste en suspens puisque ces deux équipes n’ont pu jouer samedi dernier, leur match étant renvoyé pour cause de grippe A. Istres qui est actuellement à 17 points est en fait « virtuellement » à 18 (en cas de défaite), voire 19 tandis que BO Savoie compterait 19 ou 20 points… et plus probablement 20 si l’on considère la quasi-invincibilité des Savoyardes à domicile.
C’est dire, comme nous le soulignions la semaine dernière, que la lutte pour le maintien va plus que jamais se circonscrire aux six équipes s’échelonnant actuellement entre la 8ème et la 13ème place, trois d’entre elles devant rejoindre la NF3… sauf repêchage toujours possible.
Dans ce contexte, les matches opposant directement ces équipes revêtent une importance considérable. C’était le cas samedi dernier face à Challes. Ce le sera encore ce samedi face à Saint Jean de Muzols.
RCM-Challes 78/61 : 40 minutes de bonheur, 10 minutes d’extase ! - 2 commentaires -
6/0, 10/0, 14/0, 18/2, 25/7… les spectateurs du gymnase Valgelata, pardon, les privilégiés présents au gymnase – à commencer par le maire de la commune M. Patrick Cesari – ont vécu dix minutes exceptionnelles en voyant l’équipe roquebrunoise, leur équipe, réussir un extraordinaire feu d’artifice. Ce n’était plus du plaisir, c’était de l’extase !
Mimi, cheville brinquebalante, avait été prudemment laissée sur le banc au coup d’envoi, donnant l’opportunité au duo des Opralova (la vraie, Adriana, et la fausse, Lucie, devenue Mme Gallo) de prendre le match à son compte dès les premières secondes. Au bout de trois minutes on en était à 6/0, 4 lancers d’Adriana, 2 de Lucie qui, à défaut de marquer des paniers, poussaient la défense adverse à la faute. Le premier panier était signé Anaïs… sur une passe décisive de Lucie ! Une Anaïs virevoltante et inarrêtable dans son style inimitable. Avec une faute en prime et un lancer transformé, cela faisait 9/0 et bientôt 10 sur un lancer d’Heidi. Les Savoyardes, déboussolées, ne savaient plus comment endiguer la marée blanche qui déferlait sur son panier. Paniers de Lucie puis d’Anaïs, 14/0 ! Challes débloquait enfin son compteur après 5’30 de jeu mais Heidi, Isabelle, Adriana et Anaïs enfonçaient le clou et, en fin de quart-temps, Mimi signait deux lancers francs. 25/7, le public, abasourdi, en avait presque de la peine à manifester son plaisir. Un comble.
+18 à la fin de ce premier quart-temps, +17 trente minutes plus tard, ce match contre Challes aura finalement été la copie conforme… en inversé (!!!!!) de celui de Montbrison la semaine précédente. Car, par la suite, Challes allait progressivement retrouver ses esprits et, un court moment, faire même douter les Roquebrunoises. Heidi, à la fin du quart-temps, avait d’ailleurs prévenu : le match n’est pas gagné. « L’an dernier c’est nous qui étions largement menées et nous avions quand même gagné. Alors, méfiance » !
Dans un premier temps, cette prédiction parut vaine car, sous l’impulsion de Sandy et d’une Mimi jetant ses derniers feux avant de sortir définitivement en boîtant bas, Roquebrune poursuivit son festival, creusant encore un écart qui allait culminer à 24 points (37/13, 16ème). Un petit moment de relâchement et aussi la réaction des Savoyardes bien meilleures que ce qu’elles avaient démontré jusqu’alors se traduisit par un 2/11 ramenant donc l’écart à 15 points (39/24) à la pause. Rien n’était vraiment fait ! Et cela d’autant moins que l’équipe de Challes, revigorée (et sans doute copieusement sermonnée dans les vestiaires…) entama le troisième quart-temps sur les chapeaux de roue. L’écart se mit à fondre. 46/39, ce n’était plus de l’inquiétude mais de la peur dans le camp roquebrunois !
Alors, alors… ben voyons, Zorro est arrivé ! Un Zorro petit par la taille, grand par un talent que l’on connaît depuis longtemps, Sandy pépite inca aux yeux sombres et au sourire enjôleur (quoi que rare...) qui allait remettre son équipe sur le bon chemin par deux paniers bonifiés. 52/39, le public qui avait retenu son souffle respirait un peu mieux. Et encore mieux lorsque Adriana recommençait à martyriser la défense adverse, signant trois paniers consécutifs dont un sur un caviar de Lucie ! 58/42 à la fin de ce troisième quart-temps, l’orage était passé. De fait, les deux équipes allaient se répondre panier pour panier durant les dix dernières minutes. Heidi retrouvait elle aussi sa patte magique, Anaïs défiait sans arrêt la défense et les deux sœurs mitonnaient leurs adversaires à la sauce slovaque (8 pts à elles deux). 78/61 au final. Merci les filles.
Roquebrune bat Challes 78/61 (25/7, 14/17, 19/18, 20/19)
Roquebrune. Tavares 17 pts (évaluation 21), Opralova 17 (18), Debarbat 13, Gallo 12 (23), Lecocq 10, De Lapeyre 5, Meite 4, Cappelli, Chahwan, Prevot-Darville.
Challes. Toure 16, W. Michel 16, Tadeuszak 12, Chaboud 5, Coutaz 5, Magoni 3, C. Michel 2, Pichat 2, Sidibe, Casanova.
2 réponses pour “40 minutes de bonheur”
DédéeClaude Pallanca
claude.pallanca@wanadoo.fr
commentaire: Dis donc Lucien tu ne passerais pas un peu vite de l'extase au désespoir le plus profond !
Félicitations à tout le groupe.
Le match de la peur
Une défaite ce soir face à Challes anéantirait les chances de maintien
Roquebrune en panne (d’adresse) à Montbrison (51/62)
Peut-on gagner un match avec un taux d’adresse de 34% sur les tirs à 2 pts et de 24% sur les tirs à 3 pts ? La réponse est implicitement contenue dans la question. Elle est évidemment négative. Et encore s’agit-il là de taux sur l’ensemble du match car, en première mi-temps on était à 25 et 10% !
C’est dire en tout cas que, une nouvelle fois cette saison, le manque d’adresse qui avait déjà joué de nombreux mauvais tours a été à l’origine de l’échec des Roquebrunoises à Montbrison.
C’était un match-clef tout comme celui joué au Coteau voici trois semaines. Avec un enjeu que l’on pourrait résumer d’une phrase lapidaire : « malheur au vaincu ». Et plus encore, évidemment, pour les joueuses de la Loire qui avaient l’avantage de jouer dans leur salle.
Celles-ci mirent donc, comme on dit « la pression » sur leurs adversaires dès les premières secondes avec un panier bonifié de Salah-Aly. Mais Roquebrune sut bien réagir avec notamment une Adriana retrouvée régnant sous les panneaux. 9/4 au bout de cinq minutes et bientôt 9/9, 6 pts d’Adriana et 3 d’Isabelle dans son exercice favori. La confiance régnait. Pas pour longtemps ! Car Montbrison faisait alors souffler la tempête et s’envolait irrésistiblement, réussissant en trois minutes un 11/0 qui lui permettait donc de mener à la pause 20/9. On ne le savait pas mais le match était – déjà – fini. Car le score final 62/51 fait très exactement apparaître cet écart de 11 points.
Alors, bien sûr, on fait là un raccourci mathématique car il se passa évidemment pas mal de choses au cours des trente minutes suivantes.
Au cours du deuxième quart-temps, André faisait d’abord son show (6 points) mais Roquebrune grâce à Mimi limitait les dégâts 28/18 (17ème)… jusqu’à l’entrée en scène de Bouillon et Brestovanska qui scoraient de loin. 34/18 et pour finir 34/19 à la pause sur un lancer franc d’Anaïs.
Le troisième quart-temps ne changeait pas grand-chose à l’écart qui faisait du yo-yo mais sans réelle signification : 38/35 (24ème), 44/31 (28ème) et 48/35. Roquebrune avait un peu plus d’adresse mais Adriana était à 4 fautes et ça, ce n’était pas une bonne nouvelle !
Brestovanska signait dès l’entame du dernier quart temps un nouveau panier bonifié qui semblait « crucifier » les Roquebrunoises. Eh bien non ! Marine retrouvait brusquement sa patte magique. Et un, et deux, et trois paniers bonifiés remettaient complètement son équipe dans le fil du match. 53/46 avec encore cinq minutes à jouer, le renversement de situation paraissait possible. Montbrison réagissait mais Isabelle à son tour frappait de loin. 57/49, l’espoir subsistait… jusqu’à un panier bonifié assassin de la trépidante Monzy qui, cette fois, scellait définitivement le sort du match même si le dernier mot restait à Lucie. Roquebrune n’avait que les (beaux) yeux de ses joueuses pour pleurer.
Cyril, dans les vestiaires, avait demandé à ses joueuses de laisser l’adversaire autour des 60 pts. Mission accomplie. Malheureusement cela s’est fait au détriment de l’attaque, une attaque figée, sans inspiration, incapable le plus souvent de percer le rideau défensif adverse à l’image d’une Mimi maintes fois contrée dans la raquette. On soupçonnerait (presque) sa sœur Awa – qui joue à Montbrison – d’avoir donné de précieux conseils à ses équipières ! Cela dit, même dans un soir disons « moyen », Mimi a tenu Roquebrune à bout de bras (15 points, évaluation à 16) avec le concours du duo Lucie-Adriana qui retrouve des couleurs. Et dès lors que Marine joue les Lucky Luke, un espoir peut subsister pour l’avenir d’autant que Heidi n’a pas paru souffrir de sa jambe.
Mais après cette nouvelle défaite, force est de reconnaître que l’opération maintien s’apparente un peu plus à une « mission impossible »…
Montbrison bat RCM Basket 62/51 (20/9, 14/10, 14/16, 14/16)
Montbrison. André 16, Salah Aly 15, Brestovanska 10, A. Meite 6, Zygaite 6, Acosta 3, Bouillon 3, Monzy 3, Roche.
Roquebrune. M. Meite 15, Cappelli 9, Lecocq 8, De Lapeyre 6, Gallo 6, Opralova 6, Tavares 1, Debarbat, Chahwan.
Roquebrune dominé par La Tronche (48/85): pas de miracle, mais…
Si les joueuses roquebrunoises nourrissaient, au fond d’elles-mêmes, l’espoir de réaliser un grand exploit face à La Tronche, leurs illusions n’auront duré que quelques minutes.
Au grand complet, la tache eut été plus que difficile tant l’équipe iséroise est certainement au dessus du lot dans cette poule. Le collectif est impressionnant et les individualités ne le sont pas moins à commencer par Zsuzsa Tarnai intenable dans la raquette mais aussi capable de marquer à longue distance !
Mais, ce samedi, c’était réellement « mission impossible » pour un groupe roquebrunois très amoindri, sans Pauline, sans Anaïs (forfait de dernière minute à la suite d’un deuil familial), avec une Adriana sur une jambe (toujours le genou !) et une Heidi sur une demi-jambe (déchirure à une cuisse). Du cinq de base ne restaient donc réellement valides que Isabelle, Lucie et l’incontournable Mimi une fois encore impressionnante sans oublier une Marine qui s’impose de plus en plus dans ce groupe en ayant su faire considérablement évoluer son jeu.
En deux temps trois mouvements, La Tronche se mit rapidement hors de portée avec Tarnaï mais aussi ses tireuses, pardon, marqueuses de loin, deux paniers bonifiés dans les cinq premières minutes.
A 6/17 après 6 minutes, l’issue du match ne pouvait plus faire de doute. Perdu pour perdu, Cyril décida de faire tourner et de donner du temps de jeu à toutes celles qui n’en disposent guère habituellement. Sandy, Melissa, Jana et Priscilla eurent ainsi leur chance de se mettre en valeur et, globalement, on peut dire qu’elles ont su la saisir.
Ce fut particulièrement vrai dans le deuxième quart-temps où la fougue de la jeunesse personnifiée par une Jana intrépide parvint à ébranler quelques instants la forteresse visiteuse. En cinq minutes, Roquebrune mené 14/34 réussit à prendre le dessus pour faire légèrement diminuer l’écart et gagner ce quart-temps avec insolence. Une insolence certes payée cher dans le troisième quart-temps où La Tronche remit, si l’on peut dire, les pendules à l’heure mais c’était toujours ça de pris !
Dans les dix dernières minutes, le coach visiteur fit largement « tourner », expression très relative d’ailleurs vue la qualité générale de son groupe, et Cyril fit à ce point confiance à « ses » jeunes qu’il s’offrit le luxe de jouer les trois dernières minutes – ce qui est quand même long – avec un 5 spécifiquement Région, Sandy-Marine-Melissa-Priscilla-Jana. On était à cet instant 47/80 et l’on se quitta 49/85, preuve que le pari n’était pas fou. Il s’en fallut même d’un panier pour que Roquebrune ne gagnât aussi ce quart-temps perdu d’un point.
Alors, c’est vrai, la défaite est lourde mais le « tarif » est celui infligé par les Iséroises à pratiquement tous leurs adversaires. Villeurbanne qui apparaît de plus en plus comme le « dauphin » s’est quand même pris 20 points la semaine dernière.
Pour Roquebrune, le sort du championnat va se jouer dans les prochaines semaines avec le déplacement de Montbrison puis les réceptions de Challes et Saint Jean de Muzols. On saura alors si l’opération « maintien » peut on non être menée à terme.
Roquebrune - La Tronche Meylan 49/85 (10/28, 15/12, 7/27, 17/18)
Roquebrune. Meite 16, Prevot-Darville 7, Montay 6, Gallo 5, Chahwan 5, Debarbat 4, De Lapeyre 2, Cappelli 2, Opralova 2, Lecocq.
La Tronche. Tarnai 23, Viotty 15, Flandinet 12, Robert’s 12, Longo 6, Contri 6, Roland 6, Ammor 3, Pottiez 2
Il faut (quand même) y croire !
Il y a deux façons d’aborder la présentation du match qui opposera samedi Roquebrune à La Tronche.
Le réalisme d’un observateur extérieur neutre conduit à une conclusion très simple : les chances de vaincre sont aussi grandes que celles de voir Isabelle (Dal F.) silencieuse. Même nos amis de La Tronche qui viennent au gymnase Valgelata depuis quelques années sauront de qui l’on… cause ! Et ne pourront être que grandement rassurés.
A l’inverse, la passion, voire le chauvinisme du supporteur de RCM Basket, le conduira à affirmer péremptoirement « on va les battre ». Après tout, pourquoi pas ? Un match reste toujours un match et l’on a connu d’autres grandes surprises dans ce genre de rencontres a priori déséquilibrées.
Comme le disait Roland Magdane au temps de sa splendeur : « c’est possible… mais c’est dur !!!!!!!!!!!!!! »
Et pour être dur, ce sera dur !
Contre toute attente, La Tronche s’était incliné lors de la première journée à Marseille. On avait alors parlé de surprise. Le superbe parcours réalisé depuis par les Marseillaises, premières ex-aequo, démontre qu’il n’en était rien.
Quant à l’équipe de La Tronche, elle n’a pas tardé à justifier son rang de principal favori pour l’accession après laquelle le club court depuis deux ou trois saisons. Elle vient de gagner neuf matches d’affilée, notamment à Saint Etienne et surtout face à Villeurbanne reparti avec 20 points dans les valises. Quand on sait le sort qu’avaient réservé les Lyonnaises à notre propre équipe, ce résultat en dit long sur le potentiel de La Tronche !
Le championnat n’est pourtant pas joué et la lutte pour les deux premières places reste indécise entre Marseille et La Tronche, premiers ex-aequo, Villeurbanne qui suit à un point, voire Saint Etienne distancé de deux. Pas question donc, pour ces équipes, de gaspiller le moindre point en déplacement, a fortiori chez un club de bas de tableau comme l’est Roquebrune.
Notre équipe partage la 10ème place ex-aequo avec Saint Chamond et Challes. Ce trio possède un point d’avance sur Montbrison, avant dernier, et deux sur le dernier, Le Coteau, et n’a qu’un point de retard sur Saint Jean de Muzols, 9ème. La situation n’est donc pas catastrophique mais il est bien certain que les néfastes effets de la défaite contre Lyon risquent fort d’apparaître samedi soir en cas de nouvel échec face à La Tronche.
Soyons réalistes : on ne peut décemment « exiger » une victoire ce samedi. On peut par contre espérer une belle prestation qui serait de nature à rassurer tout le monde et permettrait surtout de préparer une fin d’année qui sera certainement cruciale pour la suite des événements.
Les absences de Pauline et Heidi sont certes regrettables. Mais c’est justement dans ces moments difficiles que l’on peut juger de la fiabilité d’un groupe.
Selon toute vraisemblance, Cyril donnera samedi soir du temps de jeu aux filles qui n’en ont pas beaucoup habituellement. A elles de saisir la chance qui leur sera offerte. A la limite, on pourrait dire que la manière sera presque plus importante que le résultat. A priori, ce match ne peut compter que pour un point. Maintenant, si Roquebrune en obtient deux, on ne fera pas la fine bouche !
Alors les filles, pas de « pression » inutile. La seule chose qui puisse vous arriver sera de réaliser un grand exploit. Et, justement, les équipes roquebrunoises ne sont jamais meilleures que contre les « grands » du championnat !
Roquebrune battu par Lyon (57/63) : la désillusion - 2 commentaires
La saison est encore longue mais, en cas de malheur en fin de saison (entendez une relégation), il est fort possible que la date du 14 novembre ait constituée un tournant important.
En gagnant, Roquebrune avait la possibilité de s’extraire enfin de la zone de relégation et d’aborder sereinement les prochains matches.
Oui mais… Roquebrune a perdu, « grillant » surtout un nouveau joker important à domicile. Il n’y aura rien à redire samedi prochain en cas de (probable) défaite face à une équipe de La Tronche quasiment invincible. Il y a beaucoup à regretter, déplorer, dans le cas d’un échec face à des Lyonnaises qui étaient assurément « prenables ». Disons-le tout net : celles-ci ont mérité leur succès… tout simplement parce qu’elles l’ont beaucoup plus voulu. En imposant en deuxième période un pressing incessant, elles ont fait déjouer des Roquebrunoises incapables de se défaire de leur étreinte et surtout de trouver des solutions. Quand une meneuse comme Isabelle se retrouve « cernée » par trois adversaires, cela veut quand même dire que deux autres joueuses roquebrunoises sont libres de tout marquage. Certes. Mais elles étaient où ? Le plus souvent à l’autre bout du terrain, à attendre (ou espérer) que leur meneuse parvienne à se défaire du piège tendu ce qui était pour le moins hypothétique, quelle que soit la maîtrise technique d’Isabelle.
Ajoutez-y une adresse péniblement moyenne à 2 pts (49%), insuffisante à 3 pts (19%) et aux lancers francs (55%) et vous aurez l’explication « mathématique » d’un échec qui était certainement évitable.
Après les embellies constatées face au BO Savoie et au Coteau, l’équipe de Cyril est retombée dans ses travers, passant le plus clair de son temps à courir après le score même si l’écart restait faible.
On n’a en fait vu l’équipe que durant environ 4 minutes, entre la 13ème et la 17ème. Après une égalité à 14 à la fin du premier quart-temps, Lyon s’était détaché 22/16. Quatre minutes plus tard, c’est Roquebrune qui était devant 28/25 (soit un 12/3) sous l’impulsion d’une Mimi une fois encore « dantesque ». 30 partout à la pause, le suspense était entier.
Après une égalité à 34 en début de troisième quart-temps, Lyon allait malheureusement prendre la direction des opérations… et du score et ne plus jamais la lâcher avec un écart yo-yo entre 1 et 5 points. 43/46 à l’entame des dix dernières minutes, le coup paraissait cependant encore jouable pour Roquebrune. Mais les Lyonnaises se montraient beaucoup plus agressives et adroites, stabilisant leur avantage autour des 5-6 points, 49/43, 52/46. Marine et Isabelle de loin, Mimi et Anaïs de près, redonnaient un peu d’espoir (53/56) à trois minutes de la fin. Les visiteuses n’allaient d’ailleurs plus marquer un seul panier en cette fin de match mais profitaient des fautes (logiquement) sifflées pour faire progresser le score grâce à une adresse presque sans faille (13 sur 16 aux lancers francs) et s’imposaient finalement 63/57. C’était tout sauf volé.
On pourra toujours dire que les absences totale de Pauline et partielle d’Heidi (qui, sur une jambe, ne pouvait avoir son meilleur rendement) constitue une circonstance atténuante. C’est certain. Mais il faut chercher ailleurs les causes de la défaite : trop d’approximations, trop de nervosité, pas assez de lucidité, le manque d’adresse déjà évoqué. Et surtout, surtout, un « manque d’âme » qui est peut-être le plus inquiétant. C’est bien de crier « ensemble ». C’est beaucoup mieux de l’être réellement…
Au classement, Roquebrune partage la 10ème place ex-aequo avec Saint Chamond et Challes. Ce trio possède un point d’avance sur Montbrison, avant dernier, et deux sur le dernier Le Coteau et n’a qu’un point de retard sur Saint Jean de Muzols, 9ème. La situation ne serait pas catastrophique si ne se profilait à l’horizon La Tronche, le co-leader. Un (minuscule) problème…
Lyon bat Roquebrune 63/57 (14/14, 16/16, 16/13, 17/14)
Meite 23 pts (évaluation 26), Gallo 9, Tavares 8, De Lapeyre 6, Opralova 6, Cappelli 5, Debarbat, Lecocq, Montay, Prevot-Darville
Lyon. Darregert 14, Matray 11, Bougeot 10, Desindes 9, Deschamps 9, Laffaurie 6, Boussaid 2, Lamartini 2.
2 réponses pour “Roquebrune battu par Lyon”
dédée
nicecobasket@free.fr
commentaire: C'est vrai : crier "ensemble", se taper dans les mains à chaque entrée ou sortie du plancher, taper également dans la main du coach sont des habitudes prises au fil des saisons, mais elles ne signifient rien si l'état d'esprit n'est pas en adéquation !
admin
commentaire: Une sentation de déjà vu. Il n'a pas manqué grand-chose... de la réussite et de l'agressivité défensive.
Pourtant l'envie y était. Malgrès cela l'équipe n'a pas su -ou pu- réagir face à cette équipe produisant un jeu rapide basé sur une défense agressive et très mobile.
Jamais deux sans trois face à Lyon ?
En faisant un parallèle avec le rugby, on pourrait dire qu’en gagnant au Coteau, nos joueuses ont en quelque sorte réussi la transformation de l’ « essai » BO Savoie de la semaine précédente.
C’est bien, très bien même… mais la situation reste précaire au classement. Roquebrune est en effet toujours dans la zone de relégation et s’apprête, samedi prochain, à recevoir La Tronche qui ne fait pas mystère de ses ambitions et s’en est donné les moyens.
Il importe donc d’engranger ce soir une troisième victoire consécutive qui permettrait, enfin, à notre équipe de se sortir, même très temporairement, de la « zone rouge ».
En fait, au tiers du championnat (9 matches joués sur 26), la situation est on ne peut plus serrée dans cette poule A. Les deux premières places qualificatives pour les quarts de finale d’accession se joueront entre le SMUC et La Tronche, premiers ex-aequo, et Villeurbanne.
Derrière, Saint Etienne, un étonnant Venelles et une équipe du Basket Savoie invincible à domicile (où elle vient de « tomber » le SMUC) se partagent pour l’instant les accessits.
En bas de tableau, Le Coteau-Riorges et Montbrison ne sont évidemment pas encore condamnés mais sont quand même assez mal en point.
Entre ces trois groupes, Lyon, Istres, St Jean de Muzols (tous 13 pts), St Chamond , Roquebrune et Challes (tous 12 pts) vont probablement se disputer le maintien et deux d’entre ces clubs devront disparaître.
Le FC Lyon, réserve de l’équipe opérant en NF1, présente actuellement un bilan de 4 victoires pour 5 défaites. Trois des victoires ont été obtenues à domicile face au Basket Savoie, Saint Jean de Muzols et Le Coteau, la quatrième l’étant en déplacement à Istres… où pas grand’monde ne gagne.
Quant aux défaites, elles ont été concédées à St Chamond, Saint Etienne et Venelles plus deux à domicile face à Villeurbanne et La Tronche. Vraiment pas de quoi rougir.
Jeune et très dynamique, l’équipe lyonnaise sera très certainement un adversaire des plus redoutables présentant un bilan de points particulièrement équilibré, 590 pts marqués, 589 encaissés. C’est, dans les deux cas, mieux que RCM Basket!
Ce match s’annonce d’autant plus compliqué que les Roquebrunoises seront évidemment privées de Pauline Machu victime d’une grosse entorse à une cheville au Coteau – on craint jusqu’à 6 semaines d’arrêt ! – tandis qu’Heidi Lecocq devra être ménagée. La déchirure à la cuisse gauche de la saison dernière s’est en effet rouverte et la capitaine a passé plus de temps cette semaine chez les médecins que sur le parquet du gymnase Valgelata !
Cyril Lecocq a donc d’ores et déjà prévenu ses joueuses : « il faudra que chacune d’entre vous donne encore plus qu’à l’habitude pour compenser les absences ».
Tout n’est heureusement pas noir dans le ciel roquebrunois. La montée en puissance d’Isabelle et d’Adriana constitue notamment un gros plus pour le groupe et quelque chose nous dit que « mamie Lucie » va nous sortir ce samedi un de ces matches dont elle a le secret. Mais chut !
Une nouvelle fois cette semaine à l’entraînement, Cyril a mis l’accent sur l’aspect défensif. Il demande à ses joueuses de maintenir l’adversaire autour des 60 pts. Cet objectif avait été raté de peu à Saint Etienne où RCM s’était incliné (62/66). Il a été atteint face au BO Savoie (60 pts encaissés) et au Coteau (62). Alors, jamais deux sans trois ?
Roquebrune s’arrache en fin de match au Coteau (66/62)
L’équipe du Coteau se trouvait dans une situation exactement identique à celle de Roquebrune la semaine précédente : victoire impérative sous peine de voir s’envoler quasiment définitivement ses chances de maintien en NF2.
Il n’est donc pas étonnant que les joueuses de M. Vacher soient véritablement allées à l’extrême limite de leurs forces pour arracher un succès qui leur a finalement échappé de quatre points au terme d’une rencontre qui resta indécise jusqu’à une trentaine de secondes de la fin.
Au terme du premier quart-temps bien maîtrisé, Heidi et ses partenaires qui avaient constamment fait la course en tête menaient de 3 points. A défaut d’être substantiel ou significatif, ce court avantage était en tout cas bon pour le moral.
Malheureusement, dès la 11ème minute, Pauline sanctionnée pour la troisième fois regagnait le banc et Le Coteau passait pour la première fois en tête (16/15). Pas pour longtemps car les Roquebrunoises, comme piquées au vif, réussissaient dans la foulée un 11/2 pour se détacher 26/18. Elles avaient même la possibilité de tuer le match sur des tentatives « faciles » qui échouaient autant par maladresse que malchance ou précipitation. C’était suffisant pour remettre Le Coteau sur de bons rails avec un… 11/2 en sa faveur, 29/28 (18ème). Roquebrune repassait immédiatement devant mais les joueuses de la Loire égalisaient sur un panier pratiquement du milieu du terrain au buzzer. 32 partout à la pause.
Plus que l’égalisation, cette réussite parut donner un léger ascendant psychologique à l’équipe locale qui entamait la deuxième période tambour battant et, pour la première fois du match, creusait même un écart de 5 points (39/34, 12ème). Sachant que les troisièmes quart-temps ont souvent sonné le glas des ambitions roquebrunoises, on pouvait être inquiet ! Adriana intenable sous les panneaux et une Mimi dantesque faisaient renaître l’espoir même si Heidi préférait aller se faire soigner quelques instants après avoir ressenti une douleur à une cuisse. Mais Le Coteau n’abdiquait pas, bien au contraire, et terminait le quart-temps en trombe pour mener 52/48.
Le chassé-croisé allait se poursuivre dans les dix dernières minutes. On se retrouvait à 59 partout à cinq minutes du terme, score qui restait longtemps inchangé en raison d’une nervosité manifeste qui avait gagné les deux équipes et était à l’origine de nombreuses erreurs. A deux minutes du terme, Roquebrune perdait Pauline victime d’une entorse puis Adriana sortie pour cinq fautes. Mimi replaçait pourtant nos joueuses devant (61/60) mais tout pouvait arriver. Et alors, alors… eh bien, comme souvent la saison dernière, Zorro est arrivé. Zorro qui rime désormais avec Gallo, une rime certes pauvre mais d’une efficacité maximale : un panier réussi malgré une faute adverse, un lancer franc. 64/62 à moins d’une minute de la fin. Une ultime interception de Mimi pour un contre, 66/62 à une dizaine de secondes de la fin. Cette fois les carottes étaient cuites. Oooooouffffffff !
Au classement, Roquebrune reste dans la zone rouge mais avec désormais deux points d’avance sur sa victime du jour et sur Montbrison qui ferme la marche et un seul point de retard sur un trio Saint Jean de Muzols, Istres et Lyon… qui sera samedi prochain l’hôte du gymnase Valgelata. Une victoire permettrait donc à nos joueuses de quitter enfin la zone de relégation. Au moins provisoirement car, derrière, l’adversaire sera La Tronche et là, faudra pas rêver !
Roquebrune bat *Le Coteau-Riorges 66/62 (15/12, 17/20, 16/20, 18/10)
Roquebrune. Meite 24, Opralova 12, Machu 10, Gallo 9, De Lapeyre 6, Lecocq 5, Tavares, Cappelli, Debarbat, Montay.
Le Coteau-Riorges. Barry 18, Bard 18, Cassin 8, Blanc 8, Bourbon 6, Chelbi 3, Bercy 1, Krisuka, Giroudon, Giovando
Mission accomplie pour Roquebrune face au BO Savoie (80/61) - 3 commentaires -
31.10.2009
On l’avait dit et répété : la défaite était interdite ce samedi. L’adversaire se nommait BO Savoie mais le raisonnement (ou l’avertissement) eut été le même face à n’importe quel autre à l’exception des quatre ou cinq « cadors » du championnat.
Mission accomplie. Ouf ! Les Roquebrunoises ont enfin stoppé une série de cinq défaites consécutives mais, au-delà de l’aspect purement comptable sur lequel nous reviendrons, il y a surtout eu la manière.
En fait ce match s’est inscrit dans la continuité du dernier quart-temps de Saint Etienne où l’équipe de Cyril n’avait pas été loin de réussir un magnifique exploit. Sans doute contractées, Heidi et ses partenaires balbutièrent leur basket en début de match, se retrouvant menées 2/5. Allaient-elles encore devoir courir après le score comme cela s’est si souvent produit cette saison ? La réponse fut immédiatement donnée avec un 7/0 projetant Roquebrune en tête (4ème) et semblant libérer l’équipe. Car un 8/2 allait suivre et pour finir le quart-temps un 11/6 donnant un net avantage de 15 points (28/13). Cela partait dans tous les sens, déséquilibrant la défense adverse et quand celle-ci parvenait à endiguer les assauts, les tireuses longue distance prenaient le relais à l’image de Heidi (deux) et de Marine. Roquebrune avait déjà pris une sérieuse option sur la victoire. Elle n’allait plus la lever. Au contraire, elle la confortait en début de deuxième quart-temps, portant son avance à 20 points (30/19, 15ème).
D’une certaine façon, on pourrait dire que l’on en resta là puisque l’écart final fut de 19 points, 80/61.
Plus exactement, le match s’équilibra entre des Savoyardes combattives en diable et des Roquebrunoises alternant quelques errements coupables mais sans réelle gravité et des périodes de flamboyance. Le BO Savoie profita des premiers pour refaire une (petite) partie de son retard… et ne put que constater les dégâts lors des secondes !
45/30 à la pause, 62/42 à la fin du troisième quart-temps et finalement 80/61… sur deux paniers bonifiés adverses en toute fin de match qui provoquèrent la colère de Cyril mais prouvaient que les visiteuses n’avaient en aucune façon baissé les bras ce qui, indirectement, donne encore plus de valeur à la victoire ! Et cela d’autant plus que Mimi, blessée à l’échauffement (contracture ou petite déchirure à une cuisse), n’a que fort peu joué.
A l’inverse, on a retrouvé le « soldat Heidi » qui peinait depuis le début de saison. 15 points, 12 rebonds et une évaluation à 18, les chiffres parlent d’eux-mêmes ! Remarque identique pour Isabelle dont le début de championnat avait été perturbé par ses obligations professionnelles. Isa est désormais à 100% dans son équipe et plus encore que les 10 pts on retiendra ses 7 passes décisives. Il y a désormais un timonier à la barre du vaisseau roquebrunois. Anaïs a confirmé sa prestation de Saint Etienne mais on a gardé pour la fin la performance de Pauline, 22 points, 10 rebonds, 6 fautes provoquées et même 60% aux lancers francs, son péché mignon. Au total une évaluation à 27. Pauline is back !
Au-delà des individualités marquantes (à tous points de vue !), il faut d’ailleurs noter que toutes les joueuses ont obtenu des évaluations positives et c’est peut-être la leçon la plus importante à retenir de ce match en prévision de l’avenir.
Un mot enfin sur l’arbitrage. MM. Chamard et Paul ont laissé beaucoup de liberté au jeu – ce qui explique aussi le côté spectaculaire du match – mais ils ont su aussi sévir et ce n’est pas Ameline Delattre qui nous contredira, deux fois sanctionnée pour des anti-sportives et donc exclue du terrain.
Roquebrune bat BO Savoie 80/61 (28/13, 17/17, 17/12, 18/19)
Roquebrune. Machu 22, Lecocq 15, De Lapeyre 10, Cappelli 10, Opralova 9, Tavares 8, Meite 4, Gallo 2, Debarbat, Montay
BO Savoie. Charpiney 20, Girard-Reydet 10, Moustey 8, De Amorim 6, Belouze 6, Collombier 6, Delattre 3, Perrussel 2, Etellin.
3 réponses pour “Mission accomplie".
Dédée
nicecobasket@free.fr
commentaire: Bravo! tout simplement... il faut continuer sur cette lancée.
Inconnu
commentaire: il y a la victoire au bout, merci les filles, mais des coups bas, de l'agresivité malsaine primaient sur la beauté du match... est-ce la faute des arbitres, trop laxistes sur les coups de sifflet? de l'importance du match pour les 2 clubs? ...
Dédée
commentaire: Je n'ai pas vu la rencontre, donc je n peux pas juge sur les "coups bas" dont parle inconnu !
Par contre, en règle générale le Basket féminin tend à se rapprocher de son homologue masculin, et pas dans le meilleur sens !... et l'arbitrage a sa part de responsabilité dans ce constat : à forcer d'être laxiste, dans le but de faire vivre le jeu, une trop grande agressivité s'installe et s'amplifie au fur et à mesure qu'elle n'est pas sanctionnée ! Une faute sifflée dès la première action trop dure, et la suite de la rencontre serait plus agréable pour tous : joueuses, spectateurs et ... arbitres !
Roquebrune - BO Savoie: une victoire sinon rien!
En dramatisant à l’extrême, on aurait aussi pu titrer « vaincre ou mourir ».
Mais, Dieu merci, le basket n’est qu’un sport et on laissera à d’autres disciplines (le football ?) le triste privilège de ce genre d’excès.
Il n’en demeure pas moins vrai que l’adjectif « capital » que l’on peut également utiliser en pareilles circonstances apparaît aujourd’hui insuffisant, eu égard à la situation de RCM Basket en queue (de queue) de classement.
Disons-le donc tout net : nos joueuses n’ont absolument pas le « droit » de perdre ce samedi, quelle que soit la valeur de l’adversaire. Et, avec le recul de sept journées de championnat, on peut affirmer que la réception du Basket Olympique Savoie sera tout sauf une partie de plaisir.
Il ne fait aucun doute que le B.O ne vient pas à Valgelata faire une B.A. qui consisterait à offrir la victoire aux Roquebrunoises. On peut même parier sur le contraire !
La seule véritable lueur d’optimisme viendra du fait que les joueuses Savoyardes, intraitables à domicile (quatre victoires sur St Jean de Muzols, Venelles, Le Coteau et Montbrison) sont par contre plus fragiles en déplacement où elles ont perdu trois fois sur trois. On nuancera cependant le propos dans la mesure où ces trois défaites ont été concédées à Saint Etienne, Lyon et Challes.
Avec un bilan positif, le BO Savoie se situe dans la partie haute du classement et s’il présente un solde de points négatif, c’est essentiellement à cause d’une lourde défaite lors de la première journée à Saint Etienne (101/60). Sans nul doute les Savoyardes qui arrivaient de NF3 n’avaient pas encore le rythme de l’échelon supérieur. Elles l’ont manifestement trouvé depuis !
Si les attaques sont équivalentes (413 pour BO, 405 pts pour RCM), il n’y a par contre pas photo en défense : 464 pts encaissés d’un côté, déjà 531 de l’autre. Quasiment un match de différence !
Il n’est donc pas étonnant que Cyril, tout au long de la semaine, ait axé la préparation de ses joueuses sur le secteur défensif. On l’a même vu payer de sa personne pour inculquer le bon geste, le meilleur placement. Une façon, aussi, de « durcir » les entraînements d’un point de vue physique.
Un « quart-temps » référence
Paradoxalement, c’est le jour où elle a probablement réussi son meilleur match de la saison, que l’équipe roquebrunoise s’est retrouvée à la dernière place du classement.
Quand on dit match, on devrait plutôt parler de « demi-match » avec deux stats référence : 61% à 2 points, 9 ballons perdus seulement. Voire même de « quart-temps », le quatrième au cours duquel les Roquebrunoises ont réussi à effacer en six minutes un handicap de 15 points concédé lors des trois premiers. Face à une équipe de la valeur de Saint Etienne (3ème), il fallait le faire !
En fait, en inversant l’analyse, on en arrive à se demander comment Roquebrune avait justement pu se laisser ainsi distancer. La réponse tient en un seul mot : maladresse. Mais dès lors que l’équipe a su exploiter les possibilités de marquer qui s’offraient à elle, le match a pris une toute autre tournure et elle a fait douter des Stéphanoises qui ne s’attendaient manifestement pas à une telle réaction.
Ce samedi, il ne sera pas question d’attendre les dix dernières minutes pour se libérer. Il faudra au contraire être décisif dès la première seconde, dès le premier entre-deux, pour enfin mener au score (ce qui n’est plus arrivé depuis le match contre Saint Chamond) et ne pas être contraint à une interminable course-poursuite où l’on laisse beaucoup de forces et d’influx.
« J’ai confiance en vous » ne cesse de marteler Cyril à ses joueuses, relayé par les dirigeants du club.
On attend qu’elles la justifient.
Sinon, il sera déjà temps de préparer la prochaine saison. En NF3.
Roquebrune frôle l’exploit à Saint Etienne (62/66)
24.10.2009
Il n’aura vraiment pas manqué grand’chose à Heidi et ses partenaires pour réussir l’exploit à Saint Etienne, l’un des « grands » du championnat. Menées de 15 points au terme du troisième quart-temps, les Roquebrunoises ont réussi en six minutes à effacer ce retard et, face à un tel adversaire, il fallait le faire. 60 partout à 4 minutes de la fin puis 62 partout à la 38ème dans un match désormais verrouillé, tout pouvait arriver dans un sens comme dans l’autre.
Le balancier du destin avait malheureusement choisi le vert stéphanois. Il suffit d’une passe mal assurée et d’un ballon intercepté puis d’un contre rondement mené pour permettre à l’équipe locale de se redonner un mince filet d’air. 66/62 à 35 secondes du terme, Roquebrune n’abdiquait pas mais c’était désormais mission impossible et le score n’allait d’ailleurs plus évoluer.
On imagine sans peine le désarroi des joueuses de Cyril Lecocq qui avaient vraiment tout donné avec, au cours de cet ultime quart-temps, un cinq restant inchangé avec Isabelle, Heidi, Anaïs, Pauline et Lucie.
En fait, lorsque l’on examine le cours du match, deux réflexions s’imposent : Roquebrune a gâché ses chances dans le troisième quart-temps après une première période chaotique… et n’a pas été loin de réussir le hold-up parfait ! Il faut en effet savoir que Saint Etienne a été en tête au score de la première à la dernière minute avec seulement trois égalités, l’une en tout début de rencontre (6/6, 4ème), les deux autres en fin comme évoqué plus haut. Pour être complètement objectif, il faut aussi souligner les problèmes d’effectif de Saint Etienne privé au départ de deux joueuses « majeures » et qui perdit en cours de route dans le dernier quart-temps deux de ses joueuses sorties pour 5 fautes.
Le score en première mi-temps fut un perpétuel yo-yo ne laissant jamais à Roquebrune l’opportunité de passer en tête. La faute à un départ poussif sanctionné par un 0/6. Réaction et égalisation… et nouveau coup de boost local, 14/8 puis 17/10, 20/10 et pour finir 22/12.
Le déroulement du deuxième quart-temps fut quasiment identique, un 5/0 pour Roquebrune suivi d’un 7/0 pour St Etienne, d’un 7/0 pour Roquebrune, d’un 7/4 pour Saint Etienne. 32/40 à la pause avec deux stats qui, malheureusement, en disaient long, 48% seulement à 2 pts et 13 ballons perdus sans parler de 7 rebonds défensifs perdus.
En début de troisième quart-temps, St Etienne repartait mieux (34/46), Isa frappait de loin (37/46), les « vertes » répliquaient aussitôt et, peu à peu, creusaient l’écart, 53/42 (27ème) et pour finir 58/43. -15 à l’amorce des dix dernières minutes, on connaît la suite.
A défaut du « match » référence que Cyril espérait, il faudra se contenter d’une mi-temps référence qui peut, pardon, DOIT être le point de départ du sursaut de Roquebrune : 61% à 2 points, 9 ballons perdus. Sans oublier, sur un plan individuel, une Anaïs qui monte en puissance (évaluation 21), une Pauline qui retrouve son meilleur niveau et une Lucie aspirateur à ballons (11 rebonds).
Sur ces bases, l’espoir peut subsister mais le temps commence à manquer. N’ayons pas peur de le dire : le match de samedi contre Albertville (le BO Savoie) sera capital. En cas de défaite, RCM Basket n’aurait (déjà) plus qu’à préparer la prochaine saison. En NF3.
Saint Etienne bat RCM 66/62 (22/12, 18/20, 18/11, 8/19).
Roquebrune. Meite 14, Machu 14, Gallo 10, Tavares 9, Opralova 6, Lecocq 6, De Lapeyre 3, Debarbat, Cappelli.
St Etienne. Bunel 20, Chauvin 15, Moreau 15, Heitz 10, Crealock 5, Ljaic 1, Perier, Chaverondier.
Istres vainqueur au Valgelata : Roquebrune n’y arrive pas !
17.10.2009
On avait fustigé le manque d’ « envie » et d’adresse des Roquebrunoises lors des précédents matches. Le premier reproche a été caduque face à Istres. Heidi Lecocq et ses partenaires n’ont rien eu à envier à leurs adversaires sur le chapitre de la combattivité comme en témoignent les 16 rebonds offensifs, un domaine dans lequel elles avaient beaucoup pêché depuis le début de saison.
Malheureusement le manque d’adresse est apparu, une fois encore, de façon criante. Le basket est – d’abord – un sport d’adresse et sans adresse on ne peut gagner sauf à tomber sur encore plus maladroit que soi… ce qui est quand même rare aujourd’hui !
Le scénario de ce match contre Istres a ressemblé à celui des deux précédentes rencontres contre Marseille et à Venelles. A force de « gâcher » sous les panneaux, les Roquebrunoises ont laissé leurs adversaires se construire au fil des minutes un petit matelas de points grâce, elles, à une adresse diabolique à mi-distance (10 paniers bonifiés !) et aux lancers francs (24/27 !). Et, évidemment, plus le match avançait, plus les Istréennes prenaient confiance alors que, manifestement, les joueuses de Cyril Lecocq se contractaient pour, dans les derniers instants, faire un peu n’importe quoi. D’où ce score de 65/79 relativement lourd car reflétant mal leur résistance.
Si Istres a quasiment toujours mené au score à l’exception d’une très courte période en première mi-temps où Roquebrune mena 16/13 (8ème), l’écart se stabilisa le plus souvent autour des dix points , 22/32 (15ème), 29/39 (17ème), 36/44 à la pause, 45/54 (25ème), 52/63 (30ème). Il ne grandit vraiment que dans le dernier quart-temps pour culminer à 17 points (54/71) et se figer à 14 pts au terme du match.
Mais, entre-temps, Roquebrune connut de bonnes périodes lui permettant de revenir à un seul point en début de troisième quart-temps (43/44). On note aussi un 52/58 à la 29ème, preuve que les Roquebrunoises n’étaient finalement pas si loin que cela de leurs adversaires. L’écart de chacun des quart-temps est d’ailleurs significatif, -4, -4, -3, -3. Pas une humiliation, pas une punition mais une inexorable « descente aux enfers » en dépit des efforts de Mimi et Lucie et aussi d’une Pauline (presque) retrouvée.
Le problème, nous l’avons dit, c’est que dans leurs « moments forts », les joueuses de Cyril Lecocq ont copieusement « arrosé », 45% à 2 points, 17% à 3 pts, offrant du même coup de bonnes munitions à leurs adversaires particulièrement ardentes sur les contre-attaques.
Dans le jeu, on a vu de jolies combinaisons et aussi de coupables errements comme si les joueuses ne se connaissaient pas… ou avaient mal « imprimé » les schémas de jeu. C’est peut-être là la clef du mystère… mais on ne le jurerait pas !
Istres bat RCM 79/65 (22/18, 22/18, 19/16, 16/13)
Roquebrune. Meite 18, Gallo 18, Machu 12, De Lapeyre 9, Opralova 4, Cappelli 3, Tavares 1, Lecocq, Montay
Roquebrune au pied du mur face à Istres
17.10.2009
La saison dernière, les Roquebrunoises avaient passé le plus clair du temps dans la zone de relégation qu’elles n’avaient définitivement quittée… qu’à l’issue du dernier match de la saison à Saint Chamond où elles avaient obtenu un magnifique succès.
Tout l’entourage du club espérait ne pas revivre les mêmes moments de doute et de tension.
Hélas, au bout de cinq journées, Roquebrune occupe l’avant-dernière place du classement avec un bilan identique à celui de l’an dernier, 1 victoires, 4 défaites. Et donc un avenir en pointillés en NF2 car il faut bien se dire que les miracles se reproduisent rarement…
En y regardant de plus près, on peut nuancer le propos par le fait que deux des quatre défaites ont été concédées face à des « gros bras » du championnat, Villeurbanne et Marseille, les deux co-leaders. Et que celle de Saint Jean de Muzols relève d’une… « injustice » sur laquelle on ne reviendra pas.
Inversement, la défaite à Venelles subie samedi dernier interpelle beaucoup car il s’agit d’une équipe de bas de tableau aux ambitions similaires à celles de Roquebrune, le maintien.
On espérait une victoire. On a eu droit à un échec qui, sans l’adresse de Marine Cappelli, aurait pris des allures de punition. Or, à défaut de victoire, le minimum du minimum aurait été une « courte » défaite susceptible d’être effacée lors du match retour dans l’optique du goal-average direct qui risque de jouer un rôle important à l’heure des comptes de fin de saison.
Dans ce contexte, le match contre Istres de ce samedi revêt désormais une importance énorme avec deux alternatives très simples : où Roquebrune relève la tête et gagne, où Roquebrune s’incline une nouvelle fois et hypothèque plus que sérieusement ses chances de maintien, même après 6 journées de compétition seulement. Car il ne faut pas oublier que, pour se sauver, il faut mettre quatre clubs derrière soi.
Lundi dernier, les joueuses ont été exemptées d’entraînement. Mais elles étaient quand même au gymnase où elles avaient été convoquées par les dirigeants du club pour une réunion de « crise » au cours de laquelle chacune a été priée de s’expliquer. Et de s’exprimer.
En fait, au-delà de légitimes reproches, le but de cette réunion était surtout de trouver des solutions afin de permettre à l’équipe de repartir du bon pied.
Le « recadrage » voulu par les dirigeants sera-t-il suivi d’effet ? On le saura à l’issue du match joué contre Istres. Une équipe qui, c’est certain, ne se présentera pas en « victime expiatoire » au gymnase Valgelata.
Fortes d’un très large succès acquis la semaine dernière à domicile face à Montbrison, les Provençales vont tenter de remporter leur premier match en déplacement après s’être inclinées au Coteau et La Tronche… ce qui pourrait démontrer une certaine fragilité à l’extérieur. Mais, en l’état actuel des choses, on se méfiera de ce genre de considération !
Au-delà des qualités physiques et techniques des unes et des autres, le match risque fort de se jouer sur ce qu’on appelle « l’envie ». Une envie qu’avait Venelles la semaine dernière… et que n’avait pas Roquebrune. Or, en matière sportive, la volonté est souvent primordiale. Comme le disait Michel Platini, « le talent, c’est 90% de sueur »…
Pour ce match, le groupe de Cyril Lecocq sera au complet avec le retour d’Isabelle de Lapeyre qui n’était pas à Venelles en raison de ses activités professionnelles. Ce retour sera d’autant plus bienvenu que Sandy Debarbat s’est donnée une entorse dimanche dernier avec l’équipe réserve et ne sera pas à 100% de ses moyens.
Une chose est en tout cas certaine : les joueuses doivent montrer à leurs fidèles supporteurs un visage tout autre que celui d’il y a quinze jours face à Marseille. Car si le SMUC était nettement plus fort, l’écart de 30 points était quand même très lourd au terme de la rencontre…
Venelles « punit » des Roquebrunoises en panne d’adresse… et d’envie (64/47)
10.10.2009
Eh bien non, la réaction d’orgueil attendue après la double humiliation face à Villeurbanne et Marseille n’a pas eu lieu. Et pourtant, cette fois, l’adversaire n’était pas un des « cadors » de la poule, simplement une bonne petite équipe venant de Nationale 3 et s’accrochant à son objectif de maintien avec des joueuses ayant envie de faire honneur à leur maillot.
Envie… ce mot a-t-il encore un sens pour des Roquebrunoises incapables de hausser le rythme, sinon par éclairs ? Il aura fallu attendre les deux dernières minutes pour retrouver un semblant d’équipe, à un moment où la messe était dite depuis longtemps avec deux actions d’école : un panier bien construit au terme d’une impeccable circulation de balle pour mettre Adriana en bonne position ; une contre-attaque conclue par Anaïs.
Mais en dehors de cet aspect disons psychologique, c’est, une fois encore cette saison, la maladresse qui interpelle. 13/41 à 2 points, c’est peut-être bon pour des Poussines, pas pour des joueuses prétendant opérer au troisième niveau français. Et encore, c’était pire à la mi-temps : 6/23 ! Et 1/6 à 3 points. Pourtant, Roquebrune n’accusait alors qu’un maigre handicap de 8 points (21/29) et l’on pouvait se dire qu’en retrouvant un peu d’adresse Heidi Lecocq et ses partenaires pourraient peut-être parvenir à renverser la situation.
Dix minutes plus tard on en était à 28/54 au terme d’un troisième quart-temps cauchemardesque !
L’écart n’allait pratiquement plus bouger jusqu’à 3 minutes de la fin (34/59). Les Roquebrunoises sortaient enfin de leur torpeur et Marine en alignant trois paniers bonifiés transformait l’humiliation en simple «punition ». Une (petite) récompense pour une des rares joueuses du groupe à savoir se faire violence. On écartera aussi de ce naufrage collectif Sandy qui, en l’absence d’Isabelle, avait une lourde responsabilité et s’en est plutôt bien tirée, progressant à chaque sortie.
Mais pour les autres une remise en question s’impose. La semaine risque d’être agitée dans les coulisses avant la réception d’Istres…
Venelles bat Roquebrune 64/47 (16/7, 13/14, 25/7, 10/19)
Venelles. Andre 20, Tessier 12, Prevot 11, Michel 8, Leclerc 6, Bonnaventure 5, Schaeffer 2, Sala, Cathurel.
Roquebrune. Meite 15, Cappelli 11, Gallo 9, Opralova 4, Debarbat 3, Lecocq 2, Tavares 2, Machu 1.
1 réponses pour “Roquebrune "punit" à Venelles”
10/10/2009
On ne jouera samedi que la 5ème journée de championnat mais le déplacement de Venelles s’annonce – déjà – capital pour les joueuses roquebrunoises.
Certes, perdre successivement contre les deux leaders de la compétition (Villeurbanne et le SMUC), n’est pas en soi une catastrophe car, manifestement, ces deux équipes évoluent dans un autre « monde » par rapport à RCM Basket qui n’a pour autre ambition que le maintien.
Mais les écarts (-58 et -30) sont pour le moins inquiétants même s’il y a eu du mieux d’un match à l’autre.
A Venelles, Heidi Lecocq et ses partenaires vont se heurter à un adversaire de même « calibre » dont le bilan est identique : une victoire, trois défaites.
Battues à Istres et Albertville (le BO Savoie), les joueuses de la banlieue d’Aix en Provence ont certes été dominées à domicile par Saint Etienne (un autre des grands favoris de la poule pour l’accession) mais elles n’ont pas tardé à reprendre leurs bonnes habitudes consistant à s’imposer dans leur superbe gymnase avec le soutien d’un public « de feu ». Saint Jean de Muzols en a fait l’amère expérience !
Il y a trois ans, Roquebrune – qui jouait pourtant son maintien – avait connu dans cette salle une très large défaite. Et si l’équipe de Cyril Lecocq y a gagné il y a deux ans, c’était à un moment où les Aixoises étaient déjà certaines d’être reléguées en NF3 et n’avaient donc plus tout à fait la même motivation.
Ce ne sera assurément pas le cas ce samedi et les Roquebrunoises doivent au contraire s’attendre à trouver face à elles une équipe de qualité… et surmotivée.
Auront-elles les ressources physiques, techniques et surtout morales pour « tenir le choc » ? Telle est la question.
La « réaction d’orgueil » que l’on attendait la semaine dernière contre le SMUC après la déroute de Villeurbanne n’a pas vraiment eu lieu. On l’espère à Venelles…
Roquebrune impuissant devant le SMUC (61/91)
03/10/2009
On était curieux de découvrir l’équipe du SMUC, co-leader un peu surprise du championnat car, a priori, on ne l’attendait pas à ce niveau.
On a vu… et on a compris ! Dans un registre différent de celui de Villeurbanne (un secteur intérieur moins performant mais une énorme percussion extérieure et surtout une adresse exceptionnelle, en particulier de loin, avec pas moins de 12 paniers bonifiés !), les Marseillaises sont incontestablement une grosse, très grosse cylindrée du championnat. Qui a manœuvré à sa guise face à une équipe roquebrunoise très rapidement dépassée… même si, contrairement à Villeurbanne, elle n’a jamais baissé les bras au point de remporter le dernier quart-temps. On objectera à raison que l’entraîneur phocéen faisait tourner son banc en fin de rencontre mais ce serait quand même mésestimer la valeur des « remplaçantes » qui ont trouvé le moyen de se mettre souvent en évidence.
Globalement, Heidi Lecocq et ses partenaires n’ont pas livré, collectivement, un match si mauvais que cela. On était en tout cas très loin du « non-match » de Villeurbanne.
Leur problème, récurrent depuis le début de saison, a malheureusement été la maladresse dans la finition, en particulier en première mi-temps. Alors que Marseille avec une Audrey Bouygues une fois encore très au-dessus de la mêlée, enquillait les paniers de près, de loin. Ce faisant, les Roquebrunoises ont laissé leurs adversaires prendre du champ. De -10 à la fin du premier quart-temps, le handicap était passé à 17 à la pause. Et l’on ne refait pas un tel écart à une équipe de la valeur du SMUC. Le troisième quart-temps allait confirmer la tendance avant donc une bonne réaction en fin de rencontre alors que le résultat ne faisait malheureusement plus de doute. Au moins aura-t-elle permis d’éviter les 100 points que l’on voyait se profiler à l’horizon et de (relativement) limiter les dégâts. Vraiment peu et de quoi être inquiet avant un déplacement à Venelles qui n’a pas pour habitude de perdre dans sa salle.
A Villeurbanne, l’équipe avait ressemblé à un train de marchandises face à un TGV. On dira que contre le SMUC c’était un Express face à un TGV. Plusieurs fois Cyril Lecocq a demandé plus d’énergie à ses joueuses. Oui mais, celles-ci le pouvaient-elles ? De la réponse (et des remèdes éventuels) dépend la suite de la compétition. Un gros « casse-tête » en perspective pour le coach roquebrunois !
Stade Marseillais UC bat RCM Basket 91/61 (25/15, 24/17, 26/16, 16/17)
RCMB. Opralova 15, Gallo 8, Tavares 8, De Lapeyre 6, Cappelli 6, Meite 6, Machu 5, Lecocq 4, Debarbat 3, Montay.
SMUC. Bouygues 32, Barruet 13, Catani 12, Helies 11, Maaden 8, Simon 8, Philippon 3, Laurent 2, Luciani 2.
Roquebrune reçoit le SMUC…
30.9.2009
Une semaine après leur déroute lyonnaise, nos joueuses accueillent ce samedi soir rien moins que le co-leader de la poule, le Stade Marseillais Université Club.
Durant l’intersaison, certaines rumeurs avaient circulé faisant état d’un possible renoncement du club marseillais au championnat de NF2. La mise au point a été spectaculaire. Dès la première journée de compétition, les Marseillaises ont dominé La Tronche, hyper-favori du groupe et candidat déclaré, voire proclamé, à l’accession à la NF1 !
Deux matches et deux victoires plus tard, l’une à Montbrison, l’autre contre Challes, les Marseillaises occupent la première place ex-aequo avec… Villeurbanne.
Autant dire que la tache sera difficile, très difficile, samedi, pour des joueuses roquebrunoises dont on espère seulement qu’elles ne seront pas encore traumatisées par leur (non)match de Villeurbanne. On sait très bien qu’en sport, il est des soirs où rien ne va. Ce fut le cas dans la banlieue lyonnaise. L’entourage du club s’était préparé à une défaite. Mais quand même pas sur près de 60 points d’écart (102/44) !
On attend donc une réaction d’orgueil face à une équipe marseillaise qui, c’est une certitude, ne viendra pas au gymnase Valgelata en victime expiatoire et entendra y remporter son quatrième succès consécutif. En se souvenant qu’elle avait triomphé la saison dernière à Roquebrune.
Du côté de RCM Basket, on préfère se souvenir d’un match disputé voici quelques années dans des circonstances à peu près identiques. Le SMUC était arrivé invaincu… et était reparti avec une lourde défaite après notamment une première mi-temps qui restera comme l’une des plus belles jamais vues à Roquebrune.
Tout peut arriver ce samedi mais une chose est d’ores et déjà certaine : les Roquebrunoises devront être prêtes à un engagement physique total de 40 minutes, en particulier dans les taches obscures sous les panneaux. Elles devront surtout améliorer un taux d’adresse qui reste assez catastrophique. A Villeurbanne, elles ont gâché bon nombre d’occasions de marquer qui leur auraient permis de « limiter la casse », étant entendu que Villeurbanne était de toute manière beaucoup, beaucoup plus fort. Ce sont des erreurs qui ne pardonnent pas contre les adversaires de « gros calibre »… et le SMUC fait justement partie de cette catégorie.
Pour ce match, Cyril Lecocq aura son effectif au complet à l’exception de Priscilla Prevot-Darville déplâtrée dans la semaine (grosse entorse à une cheville lors des matches amicaux d’avant-saison) mais qui tentera de jouer dimanche avec l’équipe 2.
La seule réelle inquiétude concerne toujours Adriana Opralova en « délicatesse » avec son genou gauche qui la fait souffrir. Mais on peut compter sur elle pour savoir oublier cette souffrance et donner son maximum.
Disons-le tout net : Roquebrune ne peut pas être considéré comme le favori ce soir, même à domicile.
Mais le propre des pronostics est, justement, d’être démenti par les faits…
27.9.2009
5 minutes. C’est le temps qu’il a fallu à Villeurbanne pour prendre la mesure d’une équipe roquebrunoise apathique et s’envoler irrésistiblement vers un succès qui, au fil des minutes, se transforma en punition, voire en humiliation.
Effondré dans le car du retour, Cyril Lecocq marmonnait : « je n’ai pas souvenir d’avoir pris 60 pts tout au long de ma carrière de joueur et d’entraîneur ».
Ce à quoi René et son bon sens paysan rétorquaient : « mieux vaut en prendre 60 d’un coup que 10 six fois de suite ». Ce qui est, dirons-nous, une façon optimiste de voir les choses.
Une fois par saison, Roquebrune subit ce genre de mésaventure. Pour rester dans un passé récent à Saint Etienne il y a deux ans, à Istres l’an dernier à peu près à pareille époque.
Toujours dans le registre « positivons » (avec beaucoup d’imagination, c’est possible !!!), on dira que cette défaite est trop lourde pour ne pas recéler en elle-même les ferments d’une révolte attendue samedi prochain. Mais là, c’est l’amour que l’on porte à cette équipe qui parle plus que le réalisme froid d’un observateur.
Est-il bien utile de détailler le calvaire des Roquebrunoises face à des joueuses lyonnaises supérieures dans tous les domaines, vitesse d’exécution, adresse, percussion, volonté, cohésion ? Il y avait une classe, un monde d’écart entre les deux équipes ce qui, en soi, n’est pas une véritable surprise dans la mesure où Villeurbanne affiche clairement ses intentions de monter… et s’en est donné les moyens avec un groupe complet dont l’ex-Roquebrunoise Sarah Bohy n’est pas la moindre des pépites avec surtout une exceptionnelle Alexandra Ilvovskaya et une Anne Tchoumba qui ont colonisé la raquette.
La cause était entendue dès la 7ème minute (22/11) et la suite n’a été qu’un interminable chemin de croix laissant prématurément au bord du chemin Adriana et Pauline logiquement sanctionnées à cinq reprises par un duo arbitral qui ne faisait que son boulot.
Dans cet océan de larmes, deux joueuses ont réussi à (relativement) surnager : une Anaïs qui, en termes de combattivité, n’avait rien à envier à ses adversaires et une Marine qui prend décidément de plus en plus de place dans ce groupe. C’est toujours ça.
Comme un malheur n’arrive jamais seul, Roquebrune va maintenant se coltiner samedi prochain le leader Marseille. « Dis, Cyril, c’est encore loin l’Amérique ? »… « Tais-toi et nages ! ».
Villeurbanne bat RCM 102/44 (29/15, 20/11, 28/8, 25/9)
Lecocq 10, Tavares 9, Gallo 8, Méité 7, Cappelli 4, Machu 4, Opralova 2, Debarbat.
Il faut vite oublier ce match, se reconcentrer et se motiver pour le prochain, allez courage les filles, la saison est encore longue !
Allez, au moins ce n’est pas la faute des arbitres … lol et lol et lol !
Bon courage à Cyril et son équipe … avec toute ma sympathie et mon amitié.
Allez c’est les defaites qui vout tuent on le sait , mais…………gardez le courage !!! lol et lol et re lol comme dirais Mr. pallanca
Cette fois au moins Lucien, tu n’as pas eu à te prendre la tête avec les arbitres !
Une grosse “valise” de temps en temps n’est pas forcément synonyme de saison ratée, et cela je le sais par expérience.
Ce qui est primordial c’est de gagner les rencontres qui se jouent à un ou deux points : ce sont ces matchs là qui font la différence !
20.9.2009
Pour leur premier match à domicile, les Roquebrunoises n’ont pas seulement remporté un précieux succès. Elles ont surtout su séduire leurs fidèles supporteurs en pratiquant par instants un alerte jeu de mouvement basé sur un collectif déjà bien en place. Le problème, c’est qu’elles n’ont pas su, dans ces moments « forts », s’assurer un avantage décisif en raison d’une adresse (encore) très moyenne. Ce faisant, elles ont laissé dans le match une équipe de Saint Chamond combattive en diable qui, jusqu’au bout, a pu croire en ses chances. Les visiteuses avaient aussi dans leurs rangs une joueuse (Sandra Laurendon) d’une adresse diabolique à mi-distance (6 paniers bonifiés au total sur guère plus de tentatives) et d’autres percutantes qui perforèrent souvent la défense roquebrunoise.
Il en a résulté un match plein, particulièrement agréable à suivre dirigé avec fermeté par deux arbitres (MM. Bellone et Legrand) qui ont su aussi bien sévir que laisser le jeu s’épanouir et n’ont en aucune façon pesé sur le résultat.
Ce match, ce furent les joueuses de Saint Chamond qui le prirent à leur compte dans les premiers instants, passant d’abord un 6/0 puis menant 8/5 après cinq minutes de jeu. Roquebrune ne jouait pas vraiment mal mais était frappé de stérilité (1/7 à 2 pts, 1/6 à 3 pts !).
Peu à peu, cependant, les joueuses de Cyril Lecocq montaient en puissance et un panier bonifié de la capitaine Heidi Lecocq leur permettait, enfin, de passer en tête (12/10). Egalité à 14 à la fin du premier quart-temps.
Petit événement après 1’30 dans le deuxième quart temps : Cyril lançait Anaïs Tavares qui, à cet instant, n’avait participé à aucun match de son équipe en raison d’une blessure à une cheville. C’est dire que tout le monde était impatient de savoir ce qu’elle pouvait apporter. La réponse a été donnée en très peu de temps : beaucoup ! Il n’a fallu que deux minutes à Anaïs pour inscrire son premier panier officiel et, surtout, séduire le public par sa vivacité et son agressivité (dans le bon sens du mot).
Une hirondelle ne faisant pas le printemps, Roquebrune éprouvait cependant les pires difficultés à se défaire de coriaces Saint-Chamonaises qui répliquaient du tac au tac. 31 partout après 18 minutes et finalement 36/32 en faveur de Roquebrune à la pause, rien n’était fait.
Un « brief » disons… musclé de Cyril dans les vestiaires eut le don d’allumer un incendie se traduisant par un clinquant 8/0 en début de troisième quart-temps (44/32 après 25 minutes). Saint Chamond réagissait et le score faisait du yo-yo (51/39) avant un nouveau coup d’accélérateur et un panier bonifié signé Marine donnant à nouveau de l’air à Roquebrune (56/39). Pas longtemps. La fin du quart-temps était en effet à l’avantage des visiteuses qui revenaient (58/45) et, dans le dernier quart-temps, grignotaient leur retard au point de pratiquement recoller au score (63/60) à trois minutes de la fin en misant sur l’adresse de Laurendon. Alors que l’on commençait à éprouver de sérieuses inquiétudes, Roquebrune retrouvait son jeu de mouvement, contraignant ses adversaires à commettre des fautes. Heidi, Lucie et Isabelle avec une régularité de métronome en profitaient pour mettre définitivement Roquebrune à l’abri d’une mauvaise surprise. Mimi y allait enfin d’un ultime panier pour une victoire 72/62 qui aura rassuré et surtout fait naître des espérances certaines car, manifestement, l’équipe a une bonne marge de progression avec une meilleure adresse et la montée en puissance de certaines joueuses encore en «rodage » pour diverses raisons.
Samedi, ce sera presque « mission impossible » à Villeurbanne et le vrai test se situera dans quinze jours à domicile face à une équipe de Marseille que l’on disait à l’agonie et qui s’est tout simplement installée dans le haut du tableau.
Des nouvelles de Laure Cherubini
La joueuse de St Chamond Laure Cherubini a dû quitter ses partenaires en fin de match en hurlant de douleur. Elle souffre d’une fracture du nez consécutive, soit à un coup de coude donné de façon tout à fait involontaire par une Roquebrunoise, soit à une percussion du ballon. Même les images vidéo ne permettent pas de le déterminer. Il s’agit d’un incident de jeu bien malheureux qui n’a d’ailleurs donné lieu à aucune polémique.
Laure a été immédiatement secourue par Gillou Dal Fabbro qui a fait le nécessaire pour stopper l’hémorragie nasale avant que la jeune fille ne soit transportée à l’hôpital qu’elle a pu quitter quelques heures plus tard afin de rentrer avec ses partenaires.
Isabelle Dal Fabbro a pu avoir de ses nouvelles dimanche après-midi. Laure était… au gymnase en train d’assister à un match. Elle verra dans la semaine un chirurgien pour déterminer la gravité exacte de la blessure. En raison de l’œdème, il est en effet pour l’instant impossible d’en dire plus.
RCM Basket lui présente ses vœux de prompt rétablissement en espérant la revoir en pleine santé lors du match retour prévu en décembre.
Roquebrune bat Saint Chamond 72/62 (14/14, 22/18, 22/13, 14/17).
Roquebrune. Gallo 12, De Lapeyre 11, Meite 10, Lecocq 9, Opralova 9, Tavares 7, Cappelli 7, Machu 7, Debarbat, Chahwan.
St Chamond. Laurendon 18, Floury 16, Jacquemont 10, Doron 7, Poncet 4, Cherubini 4, Relave 3, Poinas, Carreres, Joannes.
Félicitations à toute l’équipe pour ce gros premier match à
domicile, négocié avec maestria !
didou
13.9.2009
On aurait aimé vous parler d’un match, d’une victoire ou d’une défaite, de joueuses, d’entraîneurs.
Les deux personnages centraux de Saint Jean de Muzols ont malheureusement été les deux arbitres qui, au fil des minutes et plus particulièrement dans le dernier quart-temps, ont donné le coup de pouce nécessaire à une combattive équipe ardéchoise pour permettre à celle-ci d’obtenir un succès que lui contestaient avec virulence nos Roquebrunoises.
Disons-le tout net : les Muzolaises elles-mêmes ne portent aucune responsabilité dans cette farce sinistre mise en scène par MM. Mathieu Roux et Lionel Germain. Retenez bien leur nom. Ils sont une honte pour le basket, le second surtout qui, non content d’enfoncer progressivement Roquebrune, s’est permis de jouer l’intimidation contre la capitaine Heidi Lecocq puis, à la fin du match, les « donneurs de leçon » vis-à-vis du coach Cyril Lecocq.
M. Germain a tout à fait le droit d’avoir des amis à Saint Jean de Muzols dont il n’est éloigné que de… 8 kms. Mais quand on est un arbitre, un vrai, on l’oublie. Et on dirige un match en toute équité. Pas comme un juge qui n’instruirait qu’à charge.
Qui plus est, les deux arbitres n’ont même pas su commettre leur forfait avec un minimum d’intelligence, qualité dont ils sont probablement le plus dépourvus. Il nous souvient d’un match perdu à Beaumont dans les derniers instants à la suite d’une faute technique imaginaire sifflée par un arbitre alors que le score était quasiment à égalité. Imparable.
Là, ils ont dévoilé leurs intentions tout au long de la rencontre. Dès la 17ème minute Lucie en était à 4 fautes, contraignant évidemment son coach à la sortir. En 19 minutes de jeu au total, Lucie n’aura eu aucune faute sifflée en sa faveur malgré le traitement disons… rugueux qui lui était réservé dans la raquette.
En deuxième mi-temps, et sans la moindre vergogne, les deux arbitres ont accablé les Roquebrunoises tout en fermant les yeux sur leurs adversaires sanctionnées deux fois dans le troisième quart-temps et… JAMAIS dans le quatrième. Oui, aux yeux de MM. Roux et Germain, les Muzolaises n’ont commis que deux fautes dans les vingt dernières minutes ! Et huit sur l’ensemble du match. Quelle correction de la part d’une équipe dont on loue (à juste titre d’ailleurs) les qualités combattives depuis plusieurs années. Pendant ce temps, les Roquebrunoises se faisaient sanctionner au total 22 fois dont une bonne dizaine dans le dernier quart-temps. Inutile de préciser que ce rapport 22/8 a pesé lourd, très lourd dans un match qui resta serré jusqu’à trois minutes de la fin.
Les Roquebrunoises étaient en effet venues à Saint Jean de Muzols avec l’intention de réussir une grande performance. Et dans d’autres circonstances elles y seraient peut-être parvenues en pratiquant un basket alerte et bien structuré faisant plaisir à voir. Après un premier quart-temps fou fou fou où les deux équipes se répondirent coup pour coup (22/21 en faveur de Roquebrune), Saint Jean de Muzols inversa la tendance pour mener 38/34 à la pause.
Un panier bonifié d’Isabelle dès le début de la deuxième période ramena Roquebrune sur les talons adverses. Egalité à 40, sursaut muzolais (47/41), réaction roquebrunoise et 47 partout à la fin du troisième quart-temps. Tout restait possible. Enfin, c’est ce qu’on pouvait croire ! La suite allait tourner au cauchemar. L’acharnement arbitral finit en effet par complètement déstabiliser nos joueuses qui, dans les derniers instants, perdirent les pédales et laissèrent leurs adversaires s’échapper pour signer un score de 67/54 ne reflétant pas la physionomie générale de la rencontre.
Pour être totalement objectifs, il faut admettre que les Roquebrunoises auraient pu (et surtout dû !) « tuer le match » dans leur période de flamboyance. Faute de l’avoir fait, elles ont permis à leurs adversaires de garder le contact. On connaît la suite !
Au passif encore, une adresse disons « très moyenne ».
Au chapitre positif, on retiendra surtout la prestation « énorme » de Mimi couronnée par 16 points, le travail sérieux de Lucie malgré un temps de jeu restreint pour les raisons évoquées plus haut, un nombre de ballons perdus relativement faible et 10 rebonds offensifs, deux secteurs de jeu où Roquebrune avait beaucoup peiné la saison dernière. C’est dire qu’il y a du mieux. On espère confirmation samedi prochain face à Saint Chamond.
Saint Jean de Muzols bat RCM 67/54 (21/22, 17/12, 9/13, 20/7) Meite 16, Lecocq 10, De Lapeyre 8, Machu 8, Gallo 8, Cappelli 3, Opralova 1, Debarbat, Chahwan.
10.9.2009
Les championnats nationaux de basket reprennent ce week-end avec, pour les féminines de Roquebrune-Cap-Martin (NF2), un déplacement plus que difficile à Saint Jean de Muzols.
Les joueuses ardéchoises ont effectué une très belle saison 2008-09, assurant rapidement leur maintien et terminant en milieu de tableau alors que les Roquebrunoises ne sauvaient leur place en NF2 que dans les vingt dernières minutes de la saison à Saint Chamond.
L’intersaison a été calme dans les deux clubs avec peu de changements et si l’on s’en tient donc aux résultats de la précédente saison, les faveurs du pronostic iront aux Muzolaises.
Qui plus est, la malchance n’épargne guère l’effectif roquebrunois et l’une des deux recrues, Anaïs Tavares, est d’ores et déjà forfait à la suite d’un arrachement osseux à une cheville. On espère éviter l’opération qui mettrait dès à présent fin à sa saison. Toujours est-il qu’Anaïs n’a pu disputer une seule minute des matches amicaux d’avant-saison !
Côté Adriana Opralova, cela va mieux mais il est certain qu’elle ne pourra faire que des bouts de match, la prudence étant de mise après la petite intervention chirurgicale subie à son genou au mois de juillet.
Les matches amicaux n’auront certainement pas permis à Cyril Lecocq de tirer de grands enseignements. Laminées par le nouveau Nice BC 06 (NF1) lors du tout premier, ses joueuses avaient beaucoup mieux résisté quatre jours plus tard. Elles ont ensuite gagné à Saint Laurent du Var (NF3) et perdu contre la réserve du Nice BC06 (NF3). Bref, des prestations en dents de scie avec de bonnes périodes et d’autres beaucoup moins, voire catastrophiques.
Reste enfin à savoir comment les jeunes joueuses de l’effectif auxquelles Cyril Lecocq a décidé de faire confiance (Sandy Debarbat, Jana Chahwan notamment) supporteront l’ambiance très « chaude » du gymnase de Saint Jean de Muzols. Ce sera l’une des clefs du match.
Le groupe : Isabelle de Lapeyre, Sandy Debarbat (meneuses), Heidi Lecocq, Pauline Machu, Marine Cappelli , Jana Chahwan (ailières), Mimi Meite, Lucie Gallo (née Opralova…), Adriana Opralova (intérieures).